‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 63 sur 102 · Cic. de la République, I · texte numérisé non relu

Cic. de la République, I

membres par Numa (1) auquel Tite-Live (2) et Denys d'Halicarnasse (3) en attribuent la véritable fondaton.

En l'an 300 il n’y avait que quatre titulaires (4). La plus grande incertitude, au dire de Mispoulet, plane sur les origines du collège des augures comme sur celles du pontificat. «Il est impossible, éeritl, de distinguer d’après les sources, la date de la création des sacerdoces et celle de leur organisation en collèges. C'est ce que font cependant tous les auteurs modernes. Ajoutons que cette question n'offre aucun intérêt, attendu que sous la royauté, ces collèges ont toujours été dans une dépendance étroite vis-à-vis du roi : leur autonomie et par suite leur origine véritable date évidemment de la république. Dans la théorie de Mercklin (op. land.), l'organisation collégiale et la cooptation seraient empruntées à la constitution genülice et dateraient de la fondation de Rome. Telle est aussi Pidée de Mommsen. On peut objecter à cela que les septemoirs epulonum, créés sous la république, forment un collège » (5).

Quoi qu'ilen soit, la corporation des augures publics était primitivement composée de patriciens.

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MCICT 227

"Ulite-Live- IN

. Dion. 1], 64.

. Tite-Live, X, 6.

. Les Institutions politiques des Romains, W, p. 416.

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Ceux-e1 voulaient en fermer les portes à la classe plébérenne ; et ils en défendaient l'entrée, ainsi que nous l'avons vu plus haut, en faisant valoir des raisons théologiques. C'est qu'avec le monopole des auspices et du calendrier ils disposaient des élections. Les plébéiens comprirent fort bien tout l'intérêt qu'ils avaient à mettre la main sur les collèges officiels ; cest pourquoi ils luttèrent avec acharnement. Ceux-ci, disaient-ils, devaient représenter non pas seulement une classe sociale, mais toute la masse des citovens. Is finirent par l'emporter.

En 367, ils avaient déjà conquis le droit d’auspices publics, lorsqu'en 300 les tribuns Q. et Cu. Olgunius firent voter un plébiseite décidant que le collège des pontiles S’adjomdrait quatre nouveaux membres et celui des augures cinq, tous pris dans la plèbe (D). Cette loi Olgunia ne défendait pas aux plébéiens de briguer les quatre sièges déjà existants dans la corporation augurale, mais en fait c’est aux palriciens qu'ils furent laissés,

En comparant, dans la constitution du collège, Île recrutement des représentants de la plèbe’et celut des représentants de l'aristocratie, on remarque une diffé rence : « La loi défendait expressément, nous apprend Dion Cassius, que deux membres de la même gens fussent revêtus de la même dignité collégiale en même

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