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L. Tacite. Azwal. K], 15, 2. Op. cit., p. 435 en nôte, 3. Bouché-Leclercq, IV, avec revoit à Orelli, 2292 ; 2293,
APPENDIGE
Répression officielle de la Divination privée.
L'organisation à Rome d’une science divinatoire officielle semble bien lun des traits les plus caratéristiques de lesprit formaliste romain. En Grèce on ne trouve pas d'organisation pareille : la divination v resla loujours indépendante de l'État; mais l'infuence qu'elle pouvait avoir surla marche des affaires publiques v fut d'autant plus grande, que le recours officiel suivit la fuctuation des croyances et Févolution des méthodes. À Rome, Part augural de l'État se figea dans des règles à peu près immuables ; et puis, il n'était pas de nature à donner satisfaction au besoin populaire de connaître l'avenir. Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir que les méthodes divinatoires étrangères v eurent de bonne heure plus de succès
auprès du peuple.
La divination remplaçait, à certains égards, la science dans le monde antique : c'était l’accompagnement forcé de lareligion ; chacun l'utilisait dans ses propres affaires ; le peuple de Rome, comme tous les autres en avait besoin pour vivre. La divination privée prit done un développement considérable. Mais comme elle pouvait troubler le maintien du bon ordre par suite des crovances qu'elle faisait naître, comme elle avait une influence incontestée sur la conduite des citovens, l’état romain fut naturellement amené à s'en occuper pour la restremdre et lempêcher de lui nuire.
En 213 avant J.-C. on avait déjà vu le Sénat ordonner au préteur Atülius de faire main basse sur tous les livres de prophéties, pour débarrasser le peuple de la divination étrangère (1). En 139 le préteur pérégrm Cornelius Hispallus, sur un nouvel ordre du Sénat, chassa de Rome les devins de la Chaldée (2) et leur enjoignit de quitter Ftalie dans les dix jours.
Ceux-ci se cachèrent un instant puis reparurent bientôt plus nombreux. La répression légale de la divination privée ne commença à devenir sérieuse que sous l'empire.
Auguste fit brûler par la police plus de deux mille recueils de prophéties populaires (3), ce qui est un
Hire Een Valère-Maxime, 1. HE, chap. vin 3,
Lo NICR je
. Suétone : Octlave-Auguste, 31.
gros nombre, étant donné qu'alors Fimprimerie n'existait pas. Voilà pour la divination écrite. Pour la divination orale, représentée par toute une armée de devins, pouvait-il la supprimer de même administratüvement ! Il dût comprendre que cela lui était impossible, car il chercha à l'attirer au grand jour pour la surveiller. Défense fut- seulement faite aux devins « de prédire, soit en particulier, soit en présence de témoin, la mort de personne ; pourtant Auguste S'Inquiétait si peu de ce qui le concernait personnellement, qu'il alla jusqu'à publier par voie d’affiches la disposition des astres sous laquelle il était né » (1).
Sous Tibère, après le fameux procès de Drusus Libo (16 ap. J.-C.) le Sénat décréta l'expulsion des astrologues et des magiciens : deux d’entre eux même furent mis à mort (2).
Vittellius proserivit les astrologues et leur enjoienit de quitter lalie avant les calendes d'octobre (3). Vespasien leur interdit le séjour de Rome (4). Ils furent aussi persécutés par Domitien (5), par Antonm le pieux, par Marc-Aurèle ete... (6). Entre temps,