Ulpian. #7 Moss et Rom. legg. coll. XV
ils trouvaient moyen de reparaître et d'exercer leur métier sous les yeux même du prince. « Est-ce que la superstition ne prenait les empereurs que par accès? se demande M. Alfred Maury. Ces édits ontils été portés pendant leurs moments lucides ? Nullement : les maîtres de PEmpire croyaient à la divination astrologique, mais ils voulaient s’en réserver à eux seuls les avantages : ils tenaient à connaître l'avenir, mais ils entendaient que leurs sujets lignorassent » (1).
Septime-Sévère, de passage en Égypte, fit rechercher et sceller dans le tombeau d'Alexandre, tous les livres soupçonnés contenir des formules magiques ou des prédictions (2).
Le Jjurisconsulte Paul, qui vivait sous Septime- Sévère et sous Alexandre, nous apprend que « quiconque consulte sur le salut du prince ou sur celui de l'État, les mathématiciens, les sorciers, les haruspices ou les vaticinateurs, est puni de mort ainsi que celui qui a donné la consultation. Chacun doit s'abstenir non seulement de la divination mais encore de ses théories et de ses livres. Que si des esclaves consultent sur la vie de leur maîtres, ils sont condamnés au dernier supplice, C'est-à-dire crucifiés : st au contraire ce sont eux qu'on à consultés et qu'ils aient répondu, ils
1. Za Magie e! l'Astrologie, par Alfred Maury (1860), p. 78-79. DADIOHRÉRSSUS TEEN
sont euvoyés dans une mine ou déportés dans une ile « (4). Un édit de Dioclétien défend d'exercer l’art des mathématiciens (2).
Avec l'avènement des empereurs chrétiens la répression continue de plus belle. Parmi les instructions que Constantin adressait au préfet de Rome on lit que Si un aruspice pénètre dans une maison autre que la sienne, il sera brûlé et que celui qui l'aura attiré par promesses ou cadeaux, sera condamné à la relégation dans une île, après confiscation de ses biens (3). Faisait-1l appliquer ses édits à la lettre ? Il est probable qu'on ne pouvait le faire que À où la religion chrétienne était triomphante et le paganisme abattu.
La persécution des fils de Constantin est plus vive encore. Constance üécrète que quiconque se sera occupé d’haruspiéine sera mis à mort séance tenante. « Que chez tous la curiosité de deviner, porte encore son édit (357), garde à perpétuité le silence, car quiconque refusera l’obéissance à nos injonctions subira le supplice capital et succombera sous le glaive vengeur > (4). Il alla même jusqu'à décider que les personnes de son entourage qui Ss'occuperaient de divination seraient soumises, quelle que fût leur dignité