‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 85 sur 102 · Hist. des Rom. 1, p · texte numérisé non relu

Hist. des Rom. 1, p

RÉSUMÉ ET CONCLUSION [77 laire usage. Lorsque César voulut être plus que dictateur, 1 fit parvenir au Sénat un oracle de la sibylle, disant que les Romains avaient besoin d'un roi pour vaincre les Parthes (D). De même Lentulus qui prit part à la conjuration de Catilina, S’appuyait sur un prétendu oracle de la sibvlle (2).

L'emploi de la divination à la guerre avait son bon et son mauvais côté. Mais étant donné les croyances communes, Son usage S'imposait fatalement. Chez tous les peuples de l'antiquité, chaque armée avait à sa suite un certain nombre de devins. Dans les camps romains, ce fut lharuspicme qui eut le plus de succès et nous avons vu qu'en dehors des pullaires fournis par le collège des augures, les légions avaient toujours des haruspices attitrés (3). Et les pratiques étrusques $S'v maimtünrent fort longtemps. En 36% apr. J.-C. ne voit-on pas encore Jovien consulter les entrailles des victimes pour savoir S'il doit attendre les Perses derrière ses retranchements ou s'il doit leur livrer bataille en rase campagne ? C’est à l'avis des haruspices que Jovien se conforme (4.

« Regardons une armée icmaine au moment ou elle se dispose au combat, écrit M. Fustel de Coulanges,

lADion Cassis, NIV ln RC Cie Dr IT

2. Manuel des Ant. rom., t. NII, Ze Culle chez les Romaïns, par Marquardt, 11, p.50, avec renvoi à Salluste, cat. 47.

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