‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 86 sur 102 · Ammien Marcellin, XXV · texte numérisé non relu

Ammien Marcellin, XXV

Le consul fait amener une victime et la frappe de la hache; elle tombe, ses entrailles doivent indiquer la volonté des dieux. Un aruspice les examine ef, si les signes sont favorables, donne le signal de la bataille. Les dispositions les plus habiles, les circonstances les plus heureuses ne servent de rien si les dieux ne permettent pas le combat. Le fond de l'art militaire chez les Romains était de n'être jamais obligé de combattre malgré soi, quand les dieux étaient contraires. C’est pour cela qu'ils faisaient de leur camp, chaque jour, une sorte de citadelle » (4).

Le bon côté de la divination consistait dans Papput qu'elle donnait au commandement. C'était un très bon auxiliaire de la discipline et un puissant moyen d'entrainement, par suite de la suggestion qu'elle faisait naître dans l'esprit des soldats. Cette sugsestion dépendait généralement de linterprétation des devins. Aussi, à ce que rapporte Suélone (2), pendant qu'Octave offrait un sacrifice sous les murs de Perouse, tandis que les signes persistaient à être lunestes, l'ennemi fit une Sortie inattendue et emporta, avec les entrailles de la victime, tout Fappareil de la cérémonie religieuse. Les haruspices s’accordèrent à déclarer que la défaite annoncée par la disposition des entrailles retomberait sur ceux qui en avaient pris possession :; et c'est ce qui arriva.

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