Guet. Augusl
D'autre part l'existence de la divination apportait plus d’une entrave à la direction des affaires militaires. M. Bagehot dit à ce sujet : « La nécessité de consulter les auspices, tant qu'on v crut sincèrement et quon n'en fit pas une ruse pour déguiser des plans arrêtés d'avance, était dans l'histoire classique fort dangereuse... Une religion pleme de présages est un malheur militaire qui causera la destruction d'une nation, si elle entre en lutte avec une nation qui légale sur les autres points et dont la religion ne connaît pas les augures » (1).
La éroyance à la divination était universelle dans l'antiquité et son emploi général dans tous les camps. Les Romains n'étaient donc pas dans un état d’infériorité en en faisant usage. Les chefs d'armée en vinrent de bonne heure à ne se servir des pratiques divinatoires que comme un moyen de façonner à leur guise l'esprit des soldats. Mais ils n'en furent pas toujours maîtres. Ils pouvaient bien donner suffisamment d'appétit aux poulets sacrés. par un jeûne opportun. Mais l'apparition des prodiges, soit dans le ciel, soit dans les entrailles des victimes ne dépendait pas d'eux. La foudre, par exemple, venait-elle à tomber sur la tente d’un général ? La croyance commune était que le camp serait pris et le général tué. Denvs d'Halicarnasse rapporte, à ce sujet, une