Plaut. Casira. Prol
par le grand nombre de devins de toutes catégories, qui vivaient des consultations du publie (D). On demandait naturellement à la divination ce qu'on demande aujourd'hui à la science. Le commerçant devait entreprendre où négliger plus d’une opération suivant les présages fourmis par les devins. Avant dl’engager un procès, on devait certainement consulter laugure. Du temps de Tacite, « beaucoup de gens éclairés croient à l'astrologie judiciaire » (2).
Mais c'est Surlout au point de vue des progrès de la science naissante que l'influence de la divination est remarquable. Cette influence est franchement antiscientifique. On à pensé pendant des siècles, avec quelques variantes ilest vrai, qu'iln’y avait dans la nature d'autre loi que le caprice de la divinité. Or sans lois à découvrir, pas de science à constituer. Et d'ailleurs, devait penser le Romain, s'il v à des lois dans la nature à quoi bon les rechercher ! Les dieux devaient les connaître mille fois mieux que les hommes et tout ce qu'il v avait de mieux à lare, cétait de perfectionner les moyens de pénétrer lmtellisgence divme. Aussi Pinstruetion scientifique est chose secondaire chez les Romains.
La dissection des victimes chaque jour répétée, aurait dû, semble-t1l, faire découvrir les lois de la
CT. Dézobry. Op. cit. L. 50, p. 376 et suiv.