La République romaine, p. 39, t. I
9. Manuel des Antiquités romaines, traduit de l'allemand sous la direction de G. Humbert, par P.-F. Girard, XII, 11, p. 107.
à ceux pour lesquels le ciel a, par des signes, exprimé sa désapprobation. » Et il ajoute en note : « Tout ce que permet ce commerce avec les dieux, c’est d'éviter le mal à venir en renonçant à l'acte projeté. Il ne permet pas, selon une idée qui prévaut ailleurs, par exemple dans le culte d’Apollon et dans les cérémonies réglées par le collège apollinaire sacri faciundis, de modifier le cours du destin, d'amener les dieux à changer d'avis ou de se concilier leurs faveurs » (1).
Qu'est-ce à dire? N’étaitil pas question de prévoir avenir dans la divination antique? Sénèque, le philosophe, songeait pourtant à cette prévision lorsqu'il s'écrie : « Que dirons-nous de la vertu qu'a la foudre d'annoncer l’avenir, je ne dis pas un où deux faits, mais souvent l’ordre et la série entière des destins, et cela en caractères non équivoques et plus frappants que S'ils étaient écrits ? » (2).
Si l’on voulait fouiller tous les auteurs, on trouverait une infinité de variantes. À ce sujet maintes observations seraient à faire. Il faut d’abord remarquer que la divination, de même que notre science actuelle, comprenait plusieurs parties distinctes, dont chacune se rapportait à un ordre de phénomènes particuliers. Tv avait l’auspication, l’auguration, l’aruspieine, ete, etc. Quand on à défini une de ces parties