Rome au si2cle d'Auguste, , D
une décision prise, € ce n'est pas ma faute, pouvaitil dire au peuple, les dieux l'ont voulu, ils avaient leurs raisons pour le vouloir, n°y à qu'à s'incliner » Et les dieux ont bon dos. Leur volonté soi-disant changeante permet s'il est besoin, avec une facilité incroyable, de revenir sur une décision prise où sur une élection faite. I est toujours possible en eflet de découvrir un vice dans la cérémonie augurale, la plus correcte en apparence. « Les augures, dit Horoy, forment il est vrai une cour de cassation politique, qui peut annuler des résolutions, des décisions régulièrement prises. Mais la religion permet cependant que les auspices soient renouvelés, et qu'il soit dérogé à ce qui semblait ne pouvoir souffrir dérogalion. Une légalité nouvelle prend alors la place d'une légalité antérieure indiscutable et revêtue de toutes les sanctions les plus solennelles » (4).
« La discipline augurale ; à écrit Théring de son côté, était sévère, très sévère même, en ce qui concernait lobservation rigoureuse des formes, mais celui qui observait fidèlement les formes pouvait obtenir tout ce qu'il voulait. Quel précieux secours devait offrir cette rigueur qui, pour la plus petite erreur de forme, annulait l'acte tout entier ! Comme elle devait être utile pour infirmer après coup les actes politiques obtenus par Surprise, par exemple,