Suétone : Octave
4, Suétone : 7%4er. 14.
En résumé, la divination, quoique reposant sur des bases imaginaires, à donné naissance à des
réalités.
La divinahon antique est morte: de nombreux siècles ont passé ; le problème de la prévision se pose encore ; et le besoin de connaitre les secrets de Pévolution sociale est toujours bien vivant au cœur de humanité.
Aujourd'hui, dans les classes cultivées, on ne croit plus guère à une révélation divine; on croit à la science qui semble gagner le terrain perdu par la révélation. On demande tout à la science, on attend tout de ses découvertes. Va-t-elle jouer dans le monde moderne le rôle que la divination joua dans lantiquité ?
L'esprit humain à pris pour la constitution de la science moderne une route pour ainsi dire parallèle à celle qu'il a suivie jadis pour constituer la divination.
Dans les deux cas, c’est sur lobservation qu'il se fonde : mais il observe avec un principe philosophique différent. Le principe consistait autrefois dans lintelligence et la personnalité des forces de la nature.
Aujourd'hui le principe est que les forces en action dans lunivers sont aveugles et inconscientes, qu'elles
ne raisonnent pas, qu'elles sont soumises à des lois latales.
Mais on fait dire des choses totalement différentes à expérience suivant le principe sur lequel on l'établit : et, ce quil va de plus extraordinaire, par des déducons rationnelles. De la première conception est née la divination antique ; de la seconde conception est née la science. Pouvons-nous être certains que notre manière de voir soit la meilleure ? « Aux débuts de l'humanité, écrit M. Berthelot, tout phénomène était était regardé comme le produit d'une volonté particulière. L'expérience perpétuelle nous a au contraire appris qu'il n'en état jamais ainsi. Toutes les fois que les conditions d’un phénomène sont réalisées, il ne manque Jamais de se produire » (1). Cette expérience perpétuelle se borne à vingt et quelques siècles. En durera-t-elle encore eimquante ? Si quelque jour on observe des anomalies, on ne songera peut-être pas plus à mettre la chose sur le compte de notre conception philosophique de Punivers, que les premiers Romains ne songeaient à mettre leurs insuccès divipatoires sur le compte de leur croyance. On dira que les savants ignorent quelques conditions des phénomènes, comme les stoïciens disaient que l'interprélation erronée des signes fournis par les entrailles, provenaient de l'ignorance de Pinterprète des dieux (2).