Première combinaison
Un navire arrive d'Amérique à Bordeaux ,
chargé de marchandises. Un négociant de ce port envoie à son correspondant de Bayonne le détail de la cargaison et lui propose d'acheter avec lui une partie de café , qui , suivant toutes les apparences de la place , pourra cire revendue avec de grands avantages , le priant de lui faire connaître, en cas d'atlirmalive, pour quelle part il désire entrer dans cette spéculation. Le négociant de Bayonne répond qu'il accepte l'affaire pour un tiers, et qu'il entrera dans cette proportion dans les profits et perles. Là-dessus, le négociant de Bordeaux achète la marchandise en son nom , et par là se forme une association en participation , que l'on appelle aussi compte en participation , parce qu'elle su résout en un compte entre les deux négociants [s],
483. Dans cette position , il est clair que le négociant bordelais qui aura acheté du maître du navire la partie de café sera seul obligé envers lui ; le négociant de Bayonne, au contraire, n'aura contracté aucune obligation ; et si le Bordelais vient à faire faillite, le vendeur n'aura pas de recours contre son participant [0]. Je reviendrai plus bas sur celte importante proposition [10].
Réciproquement , en cas de faillite du négociant de Bordeaux, le correspondant de Bayonne ne pourra disputer à ses créanciers personnels la marchandise achetée en participation. 11 n'aura pas plus de droits que les autres et viendra avec eux au marc le franc [«].
484. Et comme une telle association n'intéresse pas le public [11] et qu'elle ne forme de lien qu'entre les deux associés , elle n'a pas besoin d'être enregistrée [«].