AVANT'PROPOS
tions traditionnelles de souveraineté et de personnalité de l'Etat. Le récent ouvrage du marquis de VareiUes fifommières (14) ne vise à rien moins qu'à l'anéantissement de la théorie régnante sur la personnalité morale ou juridique.
En dépit des doutes et des controverses, Theure nous paraît bonne cependant pour tenter une synthèse générale et méthodique de notre Droit constitutionnel. En matière politique, les querelles de pure doctrine se sont apaisées ; les luttes de l'heure présente sont livrées sur un autre terrain, celui des questions sociales.
Quinze années d études, de lectures et de réflexions ont affermi notre esprit dans l'adhésion à des théories et à des principes, dans lequel nous voyons le fondement solide de l'œuvre à édifier. Nous croirions manquer à un impérieux devoir, si, reculant devant une accusation de témérité ou devant la crainte de l'effort à accomplir, nous hésitions à prendre notre part du travail qui s'impose, à apporter notre pierre à l'édifice scientifique à élever.
Nous plaçons en tête du présent ouvrage,
3. Objet une Introduction générale au Droit constide cette in- tutionnd Belge. Nous la diviserons en trodnetion. 4 chapitres.
Ne convient-il pas d'abord de définir le domaine à parcourir, de délimiter ses frontières, ses points de contact avec les territoires scientifiques voisins ?
Les chapitres I et II répondent à cette nécessité : ils s'occuperont respectivement de la notion du Droit constitutionnel, et des Sciences auxiliaires de cette branche juridique.
Le chapitre III fera l'histoire sommaire des doctrines politiques ; le chapitre IV décrira les origines et les sources du Droit public Belge.
(14) Doyen de la Faculté de Droit de rUniyenité catholique de LiUe : Les personnes morales. Ce livre se distingue, comme le premier volame des Prtneipes fondamentaux du droit dn même auteur, par de brillantes qualités juridiques et par une grande indépendance de pensée.
Ces deux chapitres répondent au but indiqué : étudier la Constitution Belge dans le cadre du Droit public général rtiodeme.
Ce droit n'est-il pas le produit de Fhistoire, de l'évolution des doctrines et des institutions ?
Pourrait-on dès lors, sans se rendre compte de la marche des idées et de la succession des régimes, connaître et comprendre ce Droit général et découvrir les liens par lesquels s'y rattachent les institutions Belges ?