Car nous laisserons de côté l'idéologie doc
Elimination trinaire, pour laquelle la souveraineté cesse de d'être un pouvoir moral de commander ,impli-
IMdéoloçie quant intelligence et vouloir, et ne pouvant, doctrinaire dès lors, avoir pour titulaire qu'une ou des individuiilités personnelles. Il n'y a pas lieu de s'arrêter aux systèmes qui, dénaturant cette notion, attribuent la souveraineté à des abstractions, à la raison, à la justice, au Droit,pas plus qu'aux opinions des écrivains — plus littérateurs que (23 bis) Politique signifie : de TEtat, propriété ou attribut de TËtat.
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juristes — qui confondent souveraineté et influences, négligent de distinguer entre l'action non régularisée, variable et intermittente de celles-ci et le pouvoir stable, régulier et public qu'implique celle-là. Il en est parmi eux pour qui toute souveraineté se réduit à des forces impersonnelles, à des influences anonymes et mystérieuses, qui se trouvent dans la nation et qui sont maîtresses même du suffrage universel.Dans un livre assez récent (24),le Vicomte Combes de Lestrade, après avoir donné du souverain une notion sur laquelle nous reviendrons (25), refuse de voir toujours en lui la source des pouvoirs publics et en arrive à dire : « Le souverain, c'est la nation toute entière, comprenant « non pas seulement les citoyens actifs, mais les autres, non « pas seulement les hommes, mais aussi toutes les forces so- « ciales, non pas les forces matérielles mais les idées abstrai- « tes ... Lq suffrage universel n'est pas souverain, il n'est € qu'un délégué du souverain Cette assertion peut paraître « exorbitante. A la réflexion, elle ressort évidente ...» Et après de longs et suggestifs développements, l'auteur conclut en refusant de reconnaître à la souveraineté un détenteur personnel, et en affirmant qu'elle <L est le lot, non pas « certes d'une abstraction, mais de cette entité complète que « contribuent à former des facteurs impersonnels et des for- « ces soustraites aux volltions des hommes (la nation consi- « dérée comme un tout organique) ».
Évolution de la notion souveraineté.