notions, ou les dénaturent, ou en tirent
Personnalisation des conséquences outrées. Beaucoup
de la société notamment n'hésitent pas à inxximer
politique. cette union des esprits, des cœurs et des
volontés, à individualiser la conscience
nationale, à personnaliser la société politique, à en faire un
tout vivant, un être moral complet, ayant une existence et
un développement aussi réels que l'individu lui-même.
Bluntschli va jusqu'à rechercher le sexe de l'Etat, pour se
donner sans doute le puéril agrément de lui assujettir
l'Eglise, qu'il dote du sexe féminin.
< La France, quelle est cette femme ? » disait de Maistre, cité par de Laveleye (69). Pas plus que la famille, la société politique n'est une personne ; elle n'est qu'une communauté, une association de personnes. — La Philosophie et le Droit
(69) I, p. 20. — Tont ce ohapitre IV est à lire, bien que l'intitulé en soit inexact.
ne répugnent pas sans doute aux fictions. Dès qu'elles sont nécessaires, ou simplement utiles, elles se font même aisément accepter. Mais il n'y a nul intérêt à personnaliser la société politique. Impossible d'imaginer un droit dont elle serait titulaire, ou une obligation dont elle serait débitrice comme telle.
Il n'est pas rare, certes, dans le langage usuel, d'entendre parler de la société politique, de ses droits, de ses devoirs^ de ses volontés. Si l'on veut bien y prendre garde, l'on s'apercevra aisément qu'il n'y a dans cette manière de s'exprimer qu'une métaphore, aisée à expliquer, mais qu'une terminologie scientifique rigoureuse condamne. Comme nous le verrons ci-après, c'est VEUii pouvoir que le Droit moderne, mais non l'Etat (sensiv lato), individualise.
La plupart des publicistes modernes, pour