Le Congrès national ayant décidé par dé
Bélation cret spécial, que la Belgique,proclamée indéde la pendante, formerait une monarchie consti-
Cooronne tutionnelle représentative sous un chef héen Belgique, réditaire et ayant terminé la Constitution, qui organisait d'une manière complète et détaillée l'institution royale, s'occupa du choix du chef de l'Etat. Il incombait au Congrès même, investi,au sortir de la Révolution, de la souveraine puissance, de doter le pays d'une dynastie nationale, d'élire notre premier Roi. Les grandes familles Belges, les de Mérode, les de Ligne, s'effacèrent noblement devant l'intérêt commun : le choix d'un prince étranger devait procurer à la Belgique, au point de vue de son existence internationale, des avantages dont eût été dépourvue une royauté indigène. Les négociations furent longues et difficiles : il s'agissait de tranquilliser l'Europe sans mécontenter la Royauté de Juillet. Le roi Louis-Philippe résolut habilement le problème en refusant pour son fils, le duc de Nemours, le trône que le Congrès Belge lui offrit. Il fallut recourir à l'expédient d'une Régence qui dura six mois (26 février-21 juillet 1831).
Enfin, le 4 juin 1831, la couronne fut conférée au prince Léopold de Saxe Cobourg ; les art. 60 et 61 de la Constitution déjà votés, furent complétés en conséquence (20 juil-
(20) Le gouvernement de la Démocratie, 1. 1, page 185.
let) par l'addition des noms et qualités du roi ; la Constitua tien ainsi achevée fut publiée à nouveau au Bulletin officieU en vertu d'un décret que Léopold V^ signa lui-même le 1«^ septembre 1831.
La Constitution contient, relativement à la délation de la dignité royale, quatre articles (les art. 60, 61, 79 et 85). Il résulte de ces dispositions que la couronne appartient héréditairement aux descendants mâles, naturels et légitimes, de Léopold I®' par ordre de primogéniture.
Dans cet ordre, remarquait M. Macors l'un de nos prédécesseurs à l'Université de Liège (cours manuscrit) la représentation est admise indéfiniment.
Le texte exclut donc les femmes et leur descendance, les enfants adoptifs ainsi que les enfants simplement naturels et leurs descendants, enfin les parents collatéraux.
L'héritier présomptif du trône est donc le descendant direct le plus proche de Léopold I«*. C'était naguère encore le comte de Flandre son fils ; c'est aujourd'hui le prince Albert de Belgique, petit fils de notre premier Roi, neveu du monarque actuel Léopold IL
Au Congrès national, l'on avait proposé