‹ Le droit constitutionnel de la BelgiqueChapitre 7 sur 201 · électoral existe ; étudions en les droits et · texte numérisé non relu

électoral existe ; étudions en les droits et

Ses l'organisation. Ses titres ? Il les trouve d'abord

raisons dans l'histoire, dans le passé de luttes et d'ef-

d'être. forts,dont il est sorti triomphant,dans les progrès et lajongue évolution dont la conquête de ses droits a été le couronnement.

L'institution électorale, comme toutes les institutions, a été un fait avant de devenir une théorie.

Aujourd'hui, qu'elle est copsolidée,ron cherche à en donner une explication rationnelle. — La justification la plus plausible, nous la trouvons dans Stuart Mill (5). Cet auteur montre que la science Politique prend d'ordinaire pour bases de ses déductions des vérités de sens commun et de bon sens pratique. Les maximes de bon sens, dont les faits historiques fournissent chaque jour la confirmation, sont les fondements ordinaires des Constitutions et des lois. Or, l'intervention des citoyens dans les affaires politiques, leur participation par la voie du suffrage à la vie de l'Etat, peuvent être envisagées comme des corollaires de ces deux axiomes de sens commun :

1° Chacun est le meilleur juge et le meilleur gardien de ses intérêts ; les droits et les intérêts de tous n'ont l'assurance de n'être pas négligés que si les intéressés euxmêmes sont admis à les faire valoir et, par conséquent, à participer aux règlements et aux décisions communes ;

fondant élection et représentation c'est le principe électif qui domine s^ns conteste, au détriment presque partout de la représentation vraie. (5) Le gouvernement représentatif, p. 72 ss.

2o La valeur d'un homme réside dans son caractère, dans son énergie : le caractère, l'énergie sont le fruit du travail, de l'effort personnel. Il ne peut en être autrement pour les* peuples. Un peuple demeuré étranger à ses propres affaires tombe dans l'inertie, est rebelle à tout développement. Un peuple qui a conscience de lui-môme a devant les yeux un idéal auquel il ne peut rester indifférent,des choses publiques auxquelles il s'attache, auxquelles il se dévoue, auxquelles il participe nécessairement. Et cette participation de tous aux affaires communes féconde l'esprit national, alimente le patriotisme, donne à la nation non seulement la force, mais la conscience de sa valeur.

11 faut évidemment ajouter à ces raisons celles que l'on invoque d'ordinaire en faveur de V extension ou de la généralisation du droit de suffrage.

Le corps électoral apparaît comme un

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