Conc. de Tribur (895), c. 46, cité p. 141, n
Gui, évêque de Soissons, qui a appuyé les Normands, se réconcilie en 948 avec le roi Louis IV sur l’intercession de deux archevêques ; Flodoard, année 948, éd. Lauer, p. 119. ;
Les échansons du comte de Chartres ayant volé en 981 le vin du prêtre Sigismond, le maître des échansons fut immédiatement frappé de paralysie. Le comte ordonna de crever les yeux des coupables ; mais Sigismond obtint de Dieu la guérison du maître des échansons et du comte, la grâce de tous les coupables ; Cart. de Saint-Père de Chartres, t. I, p. 67-69.
Parmi les privilèges octroyés à l'église et à la ville d’Alquezar par Sanche Ramire, roi d'Aragon et de Navarre, en 1069, on lit : « Mando et constituo: in toto meo regno, ut si aliquis ex clericis prefatae ecclesiae perrexerit in itinere et aliquis homicida fugiens ante faciem inimicorum tetigerit fimbriam vestimenti sui, nullo modo audeant eum tangere inimici sui ; quod si fecerent. peitent Regi mille mechales »; MUNOZ, op. cit., t. I, p. 247.
L’art. 9 des Fors de Bigorre porte : « Si quis ad dominam (auprès d’une religieuse) confugerit, restituto dampno quod fecerit, persona salvetur » ; éd, Fourgous et de Bezin, Bull. de la Société Ramond, 1900, p. 180 et suiv. = cf. aussi RICHER, Histoire, IV, 54, éd. Guadet, t. II, p. 226 : Yves de CHARTRES, Ep:53;.PL.;t:CLXIL c /645-etcà
5. Cf. des actes de 985, 989, etc. : « Non dezebrei... non tolreisvitam et membra », Histoire du Languedoc, t. NC SO ST2R
conciles : Coyaca (1050), Clermont (1095)? Oviedo (1115), Reims (1131), Pise (1135)5, Reims (1148), Rouen (1190)7. Les lettres envoyées du concile du Latran (1059) par le pape Nicolas IL aux évêques de Gaule, d’Aquitaine et de Gascogne et à ceux de la province d’Amalfi 8 et surtout le canon 15 du concile du Latran de 1139° donnent une valeur œcuménique aux règles de l’asile.
On s'explique facilement cette abondance de textes conciliaires si l’on considère que le recours à l'Eglise est fréquent , mais que le droit d’asile est rarement respecté. Sans doute, Ingon, porte-étendard du roi Eudes, qui a tué un traître à Saint-Martial de Limoges vers 890, se réfugie
1. ©. 12 : « Praecipimus, ut si quilibet homo pro qualicumque culpa ad ecclesiam confugerit, non sit ausus eum aliquis inde violenter abstrahere, nec percutere, nec persequi infra dextros ecclesiae, qui sunt triginta passus ; sed sublato mortis periculo et corporis deturpatione, faciat quod lex Gothica jubet. Qui aliter fecerit, anathema sit et solvat episcopo mille solidos purissimi argenti »; Manst, t. XIX, c.: 789; H&rELE-LECLERCQ, t. IV, p. 1064; Muxez, op. cit., t. I, p. 212.
2. ec. 10 : « Praecipimus.. ut in eos qui ad ecclesiam vel coemeterium confugerint, nullus omnino manum mittere audeat. Quod si fecerit, excommunicetur »; MANsi, t. XX, c. 818 ; HEFELE-LECLERGCQ, t. V, p. 897.