‹ Le Droit d'AsileChapitre 112 sur 365 · MANS, t. IXT, CIS · texte numérisé non relu

MANS, t. IXT, CIS

en 14, MaANsi, t. XXI, c. 461 ; HEFELE-LECLERCQ, t. V, p. 694 (— c. 10 de Clermont). PR

5. c. 14, MANS, t. XXI, c. 490 ; HErELE-LECLERCQ, t. V, p. 706 (= c. 10 de Clermont).

6. ec. 14, Manst, t. XXI, c. 717; HErELE-LECLERCO, t. V, p: 823; ce canon d’un concile très important, réunissant les prélats de diverses nations et présidé par Eugène III, reproduit également le c. 10 de Clermont.

7. c. 18 : « Cum oppressi et rei, ad ecclesiam Dei confugientes, omnimoda debeant securitate gaudere...», MANst, t. XXII, c. 584 ; HEFELE-LECLERCQ, EVp::1158:

8. Ces deux lettres de Nicolas II sont ainsi conçues : « De confiniis coemeteriorum, sicut antiquitus a sanctis Patribus statutum est, statuimus ut major ecclesia per circuitum LX passüs habeat, capellae vero vel'minores ecclesiae XXX. Qui autem confinium eorum confringere temptaverit, aut personam homrinis, vel bona ejus inde subtraxerit, nisi publicus latro erit, quousque emendet et quod rapuerit reddat, excommunicetur », P.L. t. CXLIIL, c. 1314 ; Mansr, t. XIX, c. 873, JAFFÉ, Regesta, n° 3302.

9. €. 15 : « Item placuit, ut si quis suadente diabolo hujus sacrilegii reatum incurrit, quod in clericum vel monachum violentas manus injecerit, anathematis vinculo subjaceat et nullus episcoporum ïillum praesumat absolvere, nisi mortis urgente periculo, donec apostolico conspectui praesentetur et ejus mandatum suscipiat. Praecipimus etiam ut in eos, qui ad ecclesiam vel coemeterium confugerint, nullus omnino manum mittere audeat. Quod si fecerit, excommunicetur »; Mans1, t. XXI, c. 490 ; HEFELE- LECLERCQ, t. V, p. 706. Ce canon, émané du grand concile œcuménique présidé par Innocent II et appelé à un grand retentissement, reproduit Simplement, en ce qui concerne le droit d’asile, le c. 10 de Clermont ; on en retrouve un résumé dans le c. 4 des prétendus actes d’ Urbain (pseudo- -concile du Latran de 1097-1099) ; HEFELE- LECLERCO, t. V, p. 453.

10. Flodoard raconte qu’en 944 les Bretons, défaits par les Normands, se sauvèrent dans l’église de Dol en si grand nombre que l’évêque fut étouffé dans la foule > éd. Lauer, p. 94.

auprès de l’autel du saint et obtient sa grâce’; au cours des guerres? et des troubles les plus divers?, on implore l’asile des églises ; saint Hugues va, nous assure son biographe, jusqu’à recueillir dans son abbaye de Cluny les meurtriers de son père et de son frère. Mais ce sont là de rares exemples et les violations d’asile sont beaucoup plus fréquentes, si nous en croyons les témoignages des historiens.

Les églises sont rarement respectées au cours des guerres : les Normands, les seigneurs, le duc de France Hugues le Grand massacrent sans pitié dans les lieux sacrés les habitants des villes conquises qui s’y réfugient ÿ.

Les meurtres isolés dans les églises sont très fréquents : Tankmar, frère naturel d’Otton le Grandf ; Abbon, abbé de Fleury sur Loire ? ; Guilabert, comte de Rousillon 8 ; Guy dela Roche Guyon ; Charles le Bon comte de Flandre ; Guillaume ITT, comte de Bourgogne” sont mis à mort aux pieds des autels ; des complots sont organisés pour y exécuter des assassinats 1.

1. Catillus, soulevé contre Eudes, ayant été pris, le roi lui donna à choisir entre la mort et le baptême ; après qu’il eût été baptisé à Saint-Martial, Ingon le tua dans l’église. Le roi donna l’ordre de mettre Ingon à mort, mais il s’attacha à l’autel de Saint-Martial et demanda à s’expliquer : il déclara qu’il avait agi, persuadé de la fourberie de Catillus, et obtint sa grâce; RicHEeRr, Histoire, 1, 40, éd. Guadet, t. I, p. 26-31.

2. Charles, duc de Basse-Lorraine et prétendant carolingien, lutte contre Hugues Capet et prend Laon par ruse vers 990 ; les habitants effrayés se réfugient dans les églises ; RIcHER, Histoire, IV, 26, éd. Guadet, t. II, p. 166.

3. Thibaut, comte de Chartres, voulant imposer comme abbé aux religieux de Saint-Père de Chartres Magénard qu’ils n’avaient pas élu, pénétra dans l’abbaye avec ses hommes d’armes ; les moines se réfugièrent dans la cathédrale : « Ad cujus violentum ingressum sancti fratres.. sanctuario Domini salutato cum lacrymis exierunt atque, aliud refugium nescientes, ad limina principalis ecclesiae confugerunt.… » (avant 1024), Cart. de Saint- Père de Chartres, éd. Guérard, t. I, p.°102.

4, Acta Sanctorum, 29 avril, Avril, t. ILL, p. 653-655.

5. Les Normands pénètrent en 843 dans Nantes, brisent les portes de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul où se sont réfugiés de nombreux habitants et les mettent à mort : Chronicon Namnetense, c. VI, éd. Merlet, p. 16 et 17.

En 932, Alleaume, comte d'Arras, qui a pris Noyon par ruse avecses partisans, est attaqué dans la ville par les citoyens qui ont fui lors de son arrivée ; ceux-ci les obligent à se réfugier dans l’église et les massacrent au pied de l’autel : FLopoARD, Annales, année 932, éd. Lauer, p. 52; RicHer, Histoire, I, 63, éd. Guadet, t. I, p. 114-117.

Hugues le Grand marche vers Reims en 948 ; « cujus adventum ii qui ruri degebant audientes in aecclesias sanctorum cum suis rebus confugiunt » : Hugues les y fait massacrer : FLopoArp, année 948, éd. Lauer, p. 117; RIicHER, Histoire, II, 85, éd. Guadet, t. I, p. 256-257.

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