‹ Le Droit d'AsileChapitre 244 sur 365 · août 1379 ; cf. p. 324, n · texte numérisé non relu

août 1379 ; cf. p. 324, n

En Suisse, on trouve des chambres dans les grandes abbayes : à Fribourg, par exemple (1511) ; BINDSCHEDLER, 0p. cil., P. 34.

A Durham, une chambre est aménagée près de la porte d’entrée et munie de vivres pour de longs jours ; à Beverley, il y avait un réfectoire et un dortoir ; <f. DUPONT, 0p. cit., p. 476. :

2. Reg. Cap., 5 mai 1368 : « Petrus de Stabulis qui, ut dicitur, pro immunitate habenda est et commoratur in turribus ecclesie, si sit pro immunitate habenda, includatur de nocte in Crastina ; si vero non, expellatur ab ecclesia », A.N., LL 107, fo 134 vo.

16 oct. 1411 : « Item quoad illos qui sunt in franchisia in ecclesia, dicatur eis quod vadant ad locum ordinatum, videlicet ad Crastinam », A.N., LL 110, p. 595; cf. aussi, p. 381, n. f:

C’est dans ces grandes salles voûtées que l’on voit encore aux différents étages des tours (BoiNET, Les richesses d’art de la ville de Paris. Les édifices religieux (Moyen Age, Renaissance), Paris, 1910, p. 45), qu’étaient reçus les malades du feu sacré et les enfants abandonnés.

Cf. le roman de Victor Huco, Notre-Dame de Paris, dans lequel le droit d'asile occupe une place importante. 5

3. Une ordonnance du Chapitre dénonce ces faits et condamne les marguilliers à des amendes : « … Item, in magna turre ubi pulsantur magne campane, ibi sunt pessimi homines et inhonesti, scilicet hoilerii, hoquelatores, homicide, taxillorum lusores, viam inhonestam ducentes.. Item bannitos et homicidas dicti matricularii pecunia corrupti, recipiunt in cavernis suis, in ecclesia et alibi, et quamplures receptati sunt » (25 juin 1328), Cart. de Notre-Dame, éd. Guérard, t. III, p. 417.

4. En 1405, le ciergé de Saint-Merry fait bâtir une chambre sous les voûtes de l’église ; LENOIR, Architecture monastique, t. Il, p. 435.

5. Un compte de 1407 nous apprend qu’on construisit sous les voûtes de Saint-Jacques une chambre qui coûta 4 livres, 6 sols et 16 deniers parisis ; SAUVAL, 0p. Cit., t. I, p. 503 ; TEULET, 0p. cit., p. 13.

6. Cf. la plainte du chapitre de Meaux en 1379, citée p. 324, n. 2.

7. Deux hommes ayant requis franchise à Notre-Dame de Paris le 9 juin 1309, on les mit « ès dictes voultes dessus les chapelles de la dicte église »; l’évêque envoya ses officiers en armes, qui essayèrent de prendre ses clefs au sonneur des cloches ; celui-ci résistant, ils le jetèrent à terre et purent ainsi monter aux voûtes et saisir les réfugiés. A.N., LL 465, n. 9.

8. Reg. Cap. de Notre-Dame, 20 août 1427 : « Militi existenti in Crastina

meurent dans l'asile 1. Mais, s’ils ont des ressources?, ce ne sont dans l’église que ripailles et beuveries® : en 1379, un festin a lieu dans la cathédrale de Meaux, sur l’autel même de saint Denis 4. Le secrétaire infidèle de Philippe de Raigecourt, s'étant réfugié dans l’église de Metz, passait son temps auprès du sonneur, qui, après sa mort, le laissa pour son successeur 5. Certains en profitent pour commettre de nouveaux crimes. Pour tromper l'ennui, beaucoup reçoivent

ecclesie pro suspicione mortis cujusdam... ministrabuntur alimenta », A.N.. LL 113, p. 102. £

1. Reg. Cap. de Notre-Dame, 30 janv. 1393 : « Deliberatum est quod cadaver Raymundi Catalani domicelli, in loco dicto la Crastine, in ecclesia Parisiensi, defuncti, sepeliatur in claustro S. Dionisii de Passu, prope capitulum, ut est fieri consuetum, et fuit sepultus », A.N., LL 108a, p. 182.

2. Un jugé du Parlement de Paris de 1309-1310 rapporte que, Burnus de Messalo, accusé de meurtre, s'étant réfugié dans l’église de Vaure, « dum erat idem Burnus in ecclesia, prefatus Guillelmus (son père) eidem Burno: victualia et alia necessaria ministravit » (10 avril 1309-1310), Om, t. III. p. 479. 5

3. Jean Gargatte, ayant tué Caron de Travellis, se réfugia, en 1368, à Saint-Martin de Tours, « causa immunitatis et securitatis sui corporis ibidem habende... ipsoque in dicta immunitate existente, prefatus Johannes de Blaharies, de genere et parentela predicti Caronis existens, in predictam immunitatem malitiose commoraturus accesserat, cui Blaharies.… paulopost interrogaverat, an sibi aliquod malum vellet.. Blaharies responderat quod non; qua responsione facta.. simul in dicta immunitate per magnum temporis spatium comederant, biberant et pacifice permanserant, quo tem pore durante predictus Hacotus Espinardi, amicus ipsius Blaharies, unacum pluribus suis complicibus et malefactoribus... armatis, quadam die... cum dictis.… pransurus accesserat et, prandio finito, … insimul ad taxillos ludereinceperant.. qui complices. accesserant.. prenominati Blaharies et Hacotus Espinardi.…. a ludo predicto surrexerant et in continenti.…. in ipsum … irruerant et eum... vulneraverant, ex quibus vulneribus ipse defunctus paulo post expiraverat » (20 mars 1369-1370), X2A 8, f° 161 vo. Les mêmes faits sont rapportés dans les lettres de rémission obtenues par un des complices, Jacques Dargent, en juin 1381; A.N., JJ 119, fo 164 ve.

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