A.M. Dijon, C
3. BERAULT, GODEFROY et d’AVIRON, Commentaire sur la coutume de Normandie, t. I, p. 226.
4, Arrêt du 1er juin 1523 : Pierre Pomarel, bourreau de Bordeaux, accusé de blasphème, s’est évadé et a gagné le couvent des Carmes ; la Cour déclare qu’il ne jouira pas de la franchise ; PAPoN, I, 1, 19.
Arrêt du 14 mai 1529: Raymond Dubois et Martin Bray, homicides échappés de leur prison, ont été extraits d’une église par le sénéchal d’Agenois ; après un premier arrêt qui ordonne d’informer sur les conditions du crime et la nature des blessures, une deuxième décision du Parlement les réintègre dans l’asile ; Boérrus, Qu. 110, p. 191 ; PApon, I, 1, 14.
Arrêt du 3 septembre 1537 : réintègre dans les mêmes conditions Raymond de la Faye ; Boérius, eod. I. ; PAPON, eod. I. (parce qu’il n’était pas homicida voluntarius).
5. CHASSENEUZ, 0p. cit., c. 215 : « Sed quid de eo qui ducitur supplicium transiens forte per ambitum ecclesiae vel per coemiterium, an hoc casu debeat gaudere immunitate ? Videtur quod non, quia non ivit eo animo ut haberet immunitatem.. sed credo quod contrarium observaretur per supradicta et vidi semel observari cum essem Pictavis studens, transiit quidam condemnatus ad mortem, qui conducebatur a Parlamento Parisiensi ad locum ubi commiserat delictum, ut ibi poneretur ad ultimum supplicium. Cum fuit Pictavis, nocte transiens per quoddam coemiterium petiit immunitatem,
Jean Germain, coupable d'homicide de guet-apens et échappé à ses gardiens, est approuvée par un arrêt du parlement de Dijon de 1531 1et le parlement de Rouen applique les mêmes principes, en 1554 et 1555, pour un homicide de guet-apens échappé au moment où il était conduit au supplice ? et pour un incendiaire $,
Dans les pays, au contraire, où « l'extraction préalable » n'est pas pratiquée, on déclare parfois que l’évadé de prison ne peut pas jouir de l'asile 4 et, plus fréquemment, on exclut celui qui s’est échappé par violence et non par ruse 5 et celui qui n'a pas réussi à se sauver en asile sans que ses gardiens l’aient perdu de vues.
Dès le XIII siècle, nous l’avons vu?, la papauté avait admis dans un cas particulier l’indignité des débiteurs. Mais cette solution ne fut pas généralisée 8 et, en 1368, Charles V accorda aux possessions du monastère du Petit Saint-An-
tamen fuit extractus. Et tunc fuit prosecutus per viros ecclesiasticos, tandem fuit dictum quod debet gaudere immunitate.… ».
Archidiaconus admettait, au contraire, que le droit d’asile ne pouvait pas être invoqué dans un tel cas ; cf. p. 210, n. 2.
1. CHASSENEUZ, c. 213 : « Et ita fuit dictum de magistro Jo. Germain, anno Domini MCCCCCXXXI... qui transeundo juxta coemiterium.… intravit coemiterium absque violentia.… et tunc petiit immunitatem, a qua fuit extractus per illos qui ducebant eum et adductus ad curiam, ubi factum narraverunt et petiit se remitti in immunitate, et tamen fuit ei denegatum et, illa non obstante, fuit sententia baillivi Turonensis, per quam ad mortem fuerat condemnatus, confirmata (à cause des circonstances qui le rendaient indigne : cf. p.353, n. 1) … Juncto quod fuit consideratum quod jam erat in manibus justitiae secularis (c’est une circonstance aggravante) … sed si non fuisset aliud, ex quo non evaserat per violentiam, sed solum per industriam et non fuisset homicidium ex.proposito, curia dubitabat an gaudere deberet immunitate, sed omnia simul juncta fecerunt eum expellere ab hujusmodi immunitate ».
2. Preuves des libertés de l'Eglise Gallicane, t. II, p. 1410, cité p. 432, n. 1.