‹ Le Droit d'AsileChapitre 293 sur 365 · février 1486-1487, X1A 4828, fo · texte numérisé non relu

février 1486-1487, X1A 4828, fo

2. Par ce moyen, il vérifie lui-même l’état de clerc ; O. MARTIN, L'’assemblée de Vincennes, p. 303 et suiv.:

Bartole donne compétence au juge laïque chaque fois qu’une question de fait est soulevée en matière ecclesiastique ; cf. A. GERMONIUS, OD:IGUE, - 254. , ï Ce fait montre clairement l'intérêt que présentaient les droits de justice pour les établissements ecclésiastiques.

3. « Baïllivo Viromandensi, Cum procurator religiosorum prioris et fratrum hospitalis Sancti Johannis Jehrosolitani in prioratu Francie de dilecto ac fideli consiliario nostro archiepiscopo Remensi et ejus officiariis ac gentibus conquestus fuerit asserendo quod tu et gentes dicti archiepiscopi nuper nisi fuistis et adhuc nictimini Johannem Longi.. ab ipsa ecclesia et loco immunitatis violenter extrahere, licet immunitate gaudere deberent et possent.. prefato archiepiscopo e contrario proponente et dicente quod ipsi malefactores, qui in carceribus sue jurisdictionis spiritualis Remensis pro certis enormis excessibus et delictis et alteri ipsorum pro crimine heresis ipsis impositis detinebantur... nuper exiverant et abinde auffugerant, ipsique malefactores dictum hereticum tamquam ipsius adjutores, fautores et auxiliatores secum duxerant, propter quod... gaudere non poterant immunitate, ut dictus archiepiscopus asserebat, petens et cum instancia requirens dictos malefactores capi et sibi restitui non obstantibus propositis ex adverso… Per ipsam nostram curiam extitit ordinatum quod prenominati malefactores, ubieumque in regno nostro extra tamen loca sacra reperientur, manu armata et militari Si sit opus ac omnibus aliis viis et juris remediis capientur et predicto archiepiscopo aut gentibus et officiariis suis reddentur et restituentur, pro delictis suis justiciam recepturi ut jus erit, et si in loco aliquo immunitatis se reposuerint et tenuerint et idem archiepiscopus sive ejus officiarii et gentes ipsos ibidem virtute eorum jurisdictionis spiritualis capere voluerint, ipsis si in juris subsidium requisierint per officiarios, servientes et subditos nostros prestabitur auxilium et juvamen manu etiam armata et

déjà que, loin de faire procéder aux arrestations par ses Ser— gents, l’official doit présenter au juge lai une requête, déclarant qu’une information a été faite; le magistrat peut demander à la voir, en juger la valeur et informer de son côté ;. enfin, s’il le juge utile, il ordonne la prise et remet le prévenu à l’official 1. Mais les évêques ne s’inclinent pas. En 1467, celui de Chartres arrêta en asile le pitancier de l’abbaye de Saint- Pierre, coupable de rébellion et d’excès dans l’église ; l’abbé s'étant plaint au parlement, le procureur général du roi montra qu’une telle prise, même lorsqu'elle concernait un clerc, constituait une entreprise contre la justice temporelle ; il la fit déclarer nulle et abusive et l’évêque fut astreint à réintégrer le religieux dans l’immunité et condamné à payer une forte amende avec saisie de son temporel?. L’évêque du Mans déclare, en 1485, « qu’il monstrera bien qu’il a prinse : aultrement sa juridiction ne vauldroit »; mais sa prétention est vigoureusement combattue ÿ et l’évêque de Senlis, l’année suivante, est violemment pris à partie par le procureur du roi dans une affaire semblable : «il a voulu user de prinse et toutefois il n’est loisible à ceulx de la juridiction ecclésiastique de user de prinse, sinon en leur prétoire »4.

Les évêques allèguent vainement les canons qui interdisent de façon absolue l'extraction des réfugiés et ne peuvent

militari. ad hoc quod in dicta immunitate capi et prefato archiepiscopo aut ejus gentibus reddi et restitui valeant super dicta heresi puniendi... » (4 août 1357), X2A 6, f° 330.

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