‹ Le Droit d'AsileChapitre 34 sur 365 · PAULIN, Vita Ambrosii, c. 39, P.L., t. XIV, c · texte numérisé non relu

PAULIN, Vita Ambrosii, c. 39, P.L., t. XIV, c

Saint Grégoire de Nazianze écrit à Némésius, gouverneur de Cappadoce, pour lui demander la grâce de Valentin : « S'il est innocent du délit qui lui est reproché, tu dois l’absoudre ; s’il est coupable, livre le nous »1. Ce langage indique nettement l’idée d’une sentence qui se substituera à celle du juge et qui, si elle est de nature différente, n’en doit pas moins être, peut-être aussi sévère, sûrement plus efficace pour la «correction » de l’accusé.

Ce grand principe de l’intercession est exposé avec une netteté particulière par saint Jean Chrysostome : « Dès que le juge séculier a mis la main sur un homme coupable d’adultère, il frappe sans délai. Et quel bien en résulte-t-il ? Ce n’est pas détruire la passion, c’est envoyer une âme crimi-

nelle dans l'éternité. Notre juge à nous ne sévit pas de la même manière : il emploie tous les moyens pour corriger le mal. Quant à vous, vous agissez comme quelqu'un qui, pour guérir une maladie dont la tête est le siège, commencerait par trancher la tête. Je ne procède pas ainsi; c’est la maladie que je retranche : j’éloigne d’abord des divins mystères et de l'enceinte sacrée celui qui s’est rendu coupable et puis, quand il s’est relevé, dégagé des liens du crime, réhabilité par la pénitence, je l’accueille de nouveau. Si vous renvoyez cet homme impuni, vous le rendez pire; si vous le punissez, son sort est sans remède. Pour moi, je ne le renvoie pas impuni et je ne le châtie pas non plus à votre façon, je tire de lui la seule vengeance qui soit profitable, je répare le mal qui s’est fait »?2. è

Les canons du concile de Sardique (344)? qui ont imposé

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