Nous en avons des exemples pour l’époque barbare
2. L’autel devient sacré du fait de la présence du corps du Christ et nous savons que la coutume de conserver l’Eucharistie dans les églises est très ancienne (cf. Conc. de Nicée, c. 13, qui prévoit l’administration du viatique aux pénitents) ; en outre, la sainteté de l’autel est considérée comme permanente même si le corps du Christ n’y réside que par instants (saint Jean CHRYsOsTOME, In Ep. II ad Cor. Homilia XX, 3 et Hom. XXX VI, 5 ; Optat de MiLÈvE, C.S.E.L., t. XXVI, 143...). La généralisation en Orient au rv° siècle de la consécration de l’autel lui fait attribuer un caractère sacré, même avant qu’il ait reçu les dons eucharistiques (Grégoire de Nysse, In diem luminum, P.G., t. XLVI, c. 581). En Occident, cette consécration apparut un peu plus tard, parce que la table d’autel était généralement placée sur des reliques de saints, qui la faisaient immédiatement participer à leur caractère sacré ; cf. J. BRAUN, Der Christliche Altar in seiner Geschichtlichen Entwicklung, Munich, 1924, t. I, p. 663 et suiv. ; t. II, p. 574 et suiv. ; F.J. DôLcer, La sainteté de l’autel chez les Chrétiens des premiers siècles, Questions Liturgiques et Paroissiales, t. XX, No 3, 1935, p. 131-141. ,
3. Sylvanus essaye, en 355, d’atteindre un conventiculum chrétien, c’està-dire le lieu de leurs réunions (Amm. MARCELLIN, XV, 5, 31, loc. cit).