‹ Le Droit d'AsileChapitre 61 sur 365 · Th.1X, 45; 4° 4, CG. Th. IX · texte numérisé non relu

Th.1X, 45; 4° 4, CG. Th. IX

le fait est particulièrement clair pour l’esclave qui doit être livré à son maître après octroi du pardon!. Si l’intercession échoue, l’exil volontaire est la seule ressource du malheureux qui veut éviter une détention perpétuelle. |

Le lien ,de l’asile avec l’intercession explique l'exigence de la qualité de chrétien, manifestée nettement par le: conversions simulées des Juifs?. Mais le violateur de l'asile n’est pas déclaré indigne d’y recourir : un repentir sincère peut lui permettre d’implorer une assistance qui n'est nullement «automatique »à.

Trois catégories de personnes implorent particulièrement le secours de l’église : les esclaves, les criminels et les débiteurs. Nous avons déjà rappelé les règles particulières applicables aux premiers. Les criminels qui ne sont qu’accusés jouissent de l’asile ; en leur faveur l’intercession pourra s'avérer efficace. Les exceptions visant les condamnés et les débiteurs n’ont pas été explicitement abrogées; elles sont probablement atténuées dans la pratique par la tendance générale de la législation ; mais, en principe, le condamné doit être arraché à l’église 4 et le débiteur public ou privé, livré par les clercs à peine de responsabilité pécuniaire personnelle 5.

Le pouvoir séculier se réserve le droit d’expulser par la force, après avoir averti l’évêque, les réfugiés qui ontconservé leurs armes et de condamner, après dégradation par l’évêque, les clercs qui n’observeraient pas les règles établies 7. :

Pendant la période que nous avons étudiée, en effet, l’intercession et l’asile n’ont été réglementés que par le pouvoir impérial. Le concile de Sardique a fait aux clercs un devoir de l’intercession, mais pour la contenir dans des formes régulières, réclamées par le pouvoir séculier. Le concile de Carthage a demandé la reconnaissance du droit d’asile, mais c’est une loi de l’Etat et non de l'Eglise qu'il a sollicitée. Aussi bien semble-t-il qu’à cette époque on ne doute pas un instant que ce ne soit à l’empereur qu’incombe la

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