FRAUENSTADT, Op. cit., p
3. LEHMANN, Der Kônigsfriede bei den Nordgermanen, Berlin-Leipzig, 1882, p. 99, 157, 205 et 234.
4. Certains auteurs (BRUNNER par exemple) croient que chez les Germains du Nord et les Saxons la paix des temples était spécialement réglée, tandis que dans la Haute-Allemagne, chez les Frisons et les Francs, elle n’était que l’extension de la paix du chef : cf. GRÔLL, op. cit., p. 27 et suiv.
5. TaciTe, Germanie, c. 9 et 39, éd. Stuart, New-York, 1916, p. 5 et 19; ces textes semblent plutôt indiquer à notre sens, l’absence de temples ; contra : STruTz, Gesch. des Kirchlichen Benefizialwesens, t. I, Berlin, 1895, p. 89 et suiv.
ET RE PP DER RDS TM OR MR OS CI SUIS VE PeR
est défendu d’y entrer en armes et la peine de mort en punit la profanation ; toute personne qui s’y trouve profite des avantages de cette paix, sauf le malfaiteur qui, ayant « brisé la paix », s’est lui-même exclu de son bénèfice et dont la présence en souillerait la sainteté 1.
Le droit d’asile religieux, difficilement conciliable avec l’absence probable de temples, est complètement écarté par cette notion de paix? et le capitulaire de partibus Saxoniae, qui ne parle que de l’honneur dû aux lieux de culte, ne saurait être invoqué à l'encontre de cette affirmation #. Les lieux sacrés sont des Friedstätte et non des Freistätte4; la paix dont ils jouissent ne peut s’opposer qu’à une violence injuste 5. Les institutions des anciens Germains rappellent ainsi de façon indéniable celles des Juifs, qui excluaient l’asile religieux et admettaient l’asile territorial.
La paix spéciale des lieux de culte, qui avait conduit les
Germains à écarter l’asile, n’impliquait pas nécessairement un tel rejet. Après la conversion des Barbares au christianisme, elle appartient aux églises”, sans paraîtré en
1. WizpA, op. cit., p. 538 ; BRUNNER, 0p. cil., t. I, p. 246; SieBouD, 0p. cil., p. 64 et suiv.
2. En ce sens : WizpA, op. cit., p. 538; WEINHOLD, Ueber die deutschen Fried- und Freistätten, dans Schriften der Universität zu Kiel, t. XI, 1865, p. 14; LuITZEL, 0p. cit., p. 138 ; BRUNNER, 0p. cit., II, p. 791; SrÉBoLD, op. cit., p. 67 (dont KÔsTLER, Z.S.Sé., K.A., XX, 1931, p. 628, et WouL- HAUPTER, Studien zur Rechtsgesch. der Gottes- und Landfrieden in Spanien, Deutsche rechtliche Beiträge, t. XIV, fasc. 2, 1933, p. 15, n. 1, trouvent la démonstration insuffisante).
Contra : DANN, 0p. cit., Ps 334 ; FRAUENSTADT, 0p. cit., p. 51 ; FULD, 0p. cit., p. 138 ; Grimm, Rechtsaltertümer, 11, p. 552 ; GRÔLL, op. cit., p. 27 et suiv.
3. « Hoc placuit omnibus ut ecclesiae Christi, quae modo construuntur in Saxonia et Deo sacratae sunt, non minorem habeant honorem, sed majorem et excellentiorem quam fana habuissent idolorum », M.G.H., Capit., I, p. 68 ; En ce sens : DANN, 0p. cit., p. 334 ; BINDSCHEDLER, 0p. cil., p. 11 ; SIEBOLD, 0p. cit., p. 67, n. 204 ; cf. RICHTHOFFEN. Zur Lex Saxonuim, 1868, p. 189 et suiv.