Historia Francorum, VII, 35, eod. L., p
8. « Per idem tempus servabatur ad supplicium latro quidam in carcere… Verum diei cujusdam vespera carceris custodes deludens ad secessum ire se finxit et sub hac arte ad ecclesiam B. Genovefae confugit. Sed quia ex consuetudine proximae noctis clausa erat coenobii porta... venit ad alteram portam ubi est ecclesia S. Michaelis ; jamque de proximo sequebatur eum.… praeses civitatis. Unus autem ex militibus praesidis.. potentiam virginis audacius ceteris contemnebat et sancti nulla loci reverentia pronior irruebat in furem. Utroque autem monasterio propinquante, latro supplicabat virgini et periturus mox miles quasi jam comprehenso insultebat latroni. Cumque sanctam virginem de impotentia blasphemasset, quod proximum sibi latronem liberare non posset, continuo virginis potentiam passus cecidit et
Wiliachaire, pris devant la basilique de Saint-Martin, hors de laquelle il s’est imprudemment aventuré1, d’autres détenus, échappés d’une prison et arrêtés dans une église?, voient leurs fers se briser miraculeusement plusieurs fois. et sont rendus à la liberté.
Grégoire de Tours nous a conservé à peu près exclusivement, l’histoire des grands personnages de son temps. Les violations de l'asile étaient nombreuses, mais la plupart de celles dont nous avons le récit concernent des cas pour lesquels le mot de « lèse-majesté » peut s’appliquer, bien qu’étant au-dessous de la vérité. Les rois mérovingiens, pour qui l’homicide paraît être aux yeux des contemporains et de Grégoire de Tours lui-même un moyen normal de conserver leur trône, violent le droit d’asile ; mais les hésitations qu'ils montrent et les procédés détournés qu’ils emploient sont des témoignages de son importance et du respect qui devait lui être généralement accordé.
ITI. Les lieux d’asile
Les règles romaines sur la détermination de l’aire de protection sont conservées et précisées. La loi de 419 avait assimilé à l’église elle-même un circuit de cinquante pas; en 431, cette délimitation fut remplacée par des dispositions moins théoriques : tout l’espace situé à l’intérieur des portes extérieures de l’église bénéficia du statut privilégié de celle-ci. |
Le Code Théodosien transmet à l'Occident la réglementation de la loi de 431 ; si les lois des Wisigoths ÿ en reproduisent le détail, cette notion large et souple est en général résumée dans les expressions atrium ou saepta. Lois sécu-
mortuus est ». Vie de sainte Geneviève : miracles après sa mort, Acta Sanctorum, 3 janvier, janvier, t. L p. 148, n° 9, di
La tradition assurait même que cette protection s’étendait aux animaux et l’on citait l’exemple d’un cerf qui, poursuivi par Dagobert, se serait sauvé auprès du tombeau de saint Denis, dont les chiens n’auraient pas ose s’approcher : Dom DougLer, Histoire de l’abbaye de saint Denis en France, Paris, 1625, P. 160 ; SAUVAL, op. cit., I, p. 499; cf. aussi p. 160, n. 3.
1. Grégoire de Tours, L. 1 des Müiracles de saint Martin, ch. 23, P.L., t. LXXI, c. 931 ; éd. Guadet et Taranne, t. II, Paris, 1838, p. 409.