Historia Francorum, VII, 22, eod. L., p
7. Historia Francorum, VII, 22 : « Adprehende pallium altaris ».
l’accessoire. Frédégonde envoie Claude à Tours et lui donne comme mission de faire sortir Eberulf de la basilique par ruse ou par force et de le tuer en dehors de l’enceinte ou dans l’aître de l’église 1.
Malgré cette réserve, la notion de saepta se fortifie ; cette circonscription tend à devenir d’un emploi général, même dans les rapports purement ecclésiastiques ?.
Quelques textes accordent également la protection de l'asile à la maison de l’évêque. Il faut voir là un signe du lien étroit de l’asile et de l’intercession, qui n’a pas co mplètement disparu à.
L'intercession à conduit à l'asile ; elle aurait pu donner lieu dans chaque cas à une décision de l’évêque, statuant sur le sort du réfugié : une lettre de Gélase 4 et le canon 8 du concile de Mâcon de 5855 semblaient indiquer cette voie ; mais ce fut la tendance exprimée au premier concile d’Orléans $ qui prévalut : celui qui a imploré la protection de l'autel doit être à l’abri de toute peine corporelle. C’est un obstacle rigide qui arrête ainsi le poursuivant: il était nécessaire en face de la violence des mœurs.
La doctrine des Pères n’est plus connue ; la peine qui sera écartée pour le réfugié n’est plus celle qui compromettrait sa pénitence et son salut?, c’est celle qui constituerait une injure pour l’église et son patron&8 : punir corporellement un homme qui invoque la protection d’un saint est un défi à la puissance de ce dernier.
1. Historia Francorum, VII, 26 : «…. ut aut extractum a basilica Eberulfum occideret, aut circumventum dolis catenis vinceret aut certe in ipso eum atrio trucedaret », eod. L., p. 276.
2. Réglant ses relations avec un monastère de son diocèse, l’évêque concède : « Et nisi rogitus a congregationem illa vel abbati pro oratione lucranda nulli nostrum liceat monasterii adire secreta aut finium ingredi septa », MARCULF, I, M.G.H., Form., p. 40; cf. Hirscn, Die Klosterièmmunität seit dem Investiturstreit, Weimar, 1913, p. 211.
3. Edit de Rotharis, c. 272, M.G.H., Leges, t. IV, p. 66; Lex Visig, al 2,2 et IX, 2,3, M.G.H., Leges, t. I, p. 134 et 367.
Conc. d'Orléans I, c. 1, M.G.H., Conc., I, p. 1.