V. Sniitli, Chinese Characteristics, p
3- — La fiancée e.st accompagnée pendant ces trois jours de ft-tes par ses demoiselles d'honneur {y\^ ]f^ ta-tchin') qui la pai'ent et l'entourent sans cesse. — Une singulière coutume est le nami-favg [^ ^, une espèce de chainvari ; le nouveau couple est constamment dérangé pendant les trois premières nuits par les farces de leurs parents (dans certaines pi-ovinees nnnue par des gens absolument étrangers à la famille). Réussissent-ils à enlever de la chambre nuptiale un vêtement f)u un objet quelconque indispensable ou précieux, le marié doit les racheter le lendemain par du vin, des gâteaux, et auti'cs choses analogues.
4 — 1. 22 C. de iiitptiis. 5,4.
Le Manage. 51
d'après le droit canon ;i jusqu'à ce que le Concile de Trente (1545-63), y ait introduit lin acte formel et fait du mariage une institution ecclésiastique. Cela conduisit à la doctrine de l'indissolubilité du mariage et l'Eglise s'arrogea le droit exclusif de trancher les questions matrimoniales en litige. Dès cette époque, commencent entre l'Eglise et l'Etat des difficultés qui ne s'applanissent que maintenant.
La Chinoise n'apjiorte en général aucune dot à son mari ( ^ |{£ hia tchouang, |/^ ^ tehonang lien). Elle peut cependant recueillir un héritage, ou devenir siii juris, et posséder des fonds, des terres et des maisons. Dans ce cas, elle peut. sauvegarder ses droits dans le contrat de mariage. 2
Les cérémonies pour les noces avec l'épouse ont un caractère j)lutôt sacramentel ; on l'pouse une femme ( ^ ^ t^chu-f'clii), ou l'on conclut une alliance de parenté ( jjj<, f^i t^-heng-VcIiin)
i- — 1 X, de spans, et nmtr. 4, 1.
2- — Los Romains avaient un contrat dotal particulier (pacta doftjlitui, le document f<'ap]ielait (lotis talmlae.) Les Juifs mentionnent aussi la dot (nedanja de neilunnaiim, donner. Comp. Ezech. XVI, 8;3) dans la Kethidnth; son nom «réncrique, (ju'elie se <'oni|)ose de biens meubles ou inuneubles, était Zon biusef, pecus ferreum. Pour la plupart, c'étaient des esclaves.
52 Le Mariage.
ou un mariage ( ;^^^ f-cheiuj-houii). Lo mariage avec une concubine se passe sans cérémonies, sans jjalanquin ronge ni i)msi(|ue: on l'acquiert {^ ^ li-t'chù', on ^ mai. on ji; tclù).^
Aussi les peines pour les infractions aux lois conjugales sont-elles moins sévères dans le mariage avec les coiicuhines que vis-à-vis de l'épouse.
Le mariage s'appelle %■ ^ honn-yin, (prendre un homme), soit pour la femme, soit pour les concubines. ( ^ M' ik M "(^>' ^"^"» ">' ^''"-i l'homme marie, la femme se nuirie ; comp. (;n italien rasdre).
1- — De iiK'iue cliez les Juifs: La femme avoc iidccs et fdiilnit ; li-s cdiicubiiies (inlegech) sans aucun des deux, connue la iraA/C'i^ i;rec(jue, mais imn connue la pcllfx romaine, l. 144 D. de verbunan ingnij. ôO, 1(>; A'vv. 18, C. â.