‹ Le droit de famille chinoisChapitre 30 sur 37 · Le lils est, responsiii)le des dettes du iière jusfpi'à · texte numérisé non relu

Le lils est, responsiii)le des dettes du iière jusfpi'à

eoncurence de riu'ritH.<»e, ^ M "P f^ ^ ilt "T* ?*Si fou Pchan /se te, fou tchnitse huiiaii, le tlis reçoit 1 liéiitaye du père, et paye les dettes.

8o L' Autorité Paternelle.

est trobserver ponctuellement le tenijjs de deuil prescrit, et d'accomplir exactement les cérémonies des sacrifices devant l'armoire des ancêtres et sur leurs tombes, i Le cerceuil doit êtr(^ enseveli, si possible, en terre natale. C'est alors seulement que les cérémonies des funérailles sont accomjilies.* ( ^ ^ V cheng-lïen^

Tous les peuples anciens ont considéré comme un devoir de famille sacré d'ensevelir leurs morts avec beaucoup d'honneurs, et de garder leur mémoire. Le respect filial à l'égard des défunts, était \\\\ devoir humain généralement répandu ( -tl jt-n.) A. Boeckli écrit ce qui suit sur les notions des Grecs et des lioinains à ce sujet '.^ "Le culte des morts dans

1 — Loun-yu II, 5 (Legge, Vol. I, 11.)

"■ — -l'a exemple montrera, quelles difficultés présente quelcjue fois ruecompllsseiuent de ce devoir. Un aneiêu Tnotiû de.s Douanes de Sliaugliai, ?^ J^ 7^ Fen^; l'eliun-kouaufï, était parti en 1>S78 pour le Kansou à rextrèine frontière N. O. de la (Jhine, pour y eliercher le cerceuil de son ])ère, et le transporter par voie de terre à Canton, .«ta province d'origine. Les diflicnltés du voyage, ainsi (jue les nombreuses cérémonies à a(.'com])lir, épuisèrent ù tel jioint les forces de ce fils consciencieux, qu'il succomba à la moitié de son voyage. Son frère prit sa jilace et continua la route jus<prà Canton avec les deux cercueils.

•'' — A. Boockh — E. Bratuschek, Encyclopédie et Méthixiologic des Scieucen Philulo^iques, •2me, Ed. de R. Kliis.Kinann, Leipzig 1886, p. 421 et suiv.

V Autorité Pateniellc. 8i

son ensemble repose sur la croyance à l'ininiortalité, croyance qui remonte aux temps les plus reculés. Dans la conscience populaire des Grecs, la conception homérique du monde, toute dirigée vers la vie céleste, avait rabaissé les âmes des défunts à l'état d'âmes sans être. Par contre, ils étaient l'objet d'anciens cultes qui honoraient les morts comme des héros et des bienheureux. Do môme chez les Romains, le culte des Dieux mânes."

Les idées des Egjqitiens sont décrites par H. Brugsch :* '^De môme que les peuples })rimitits de notre époque, particulièrement sur le sol du continent noir, témoignent leur respect aux morts, et croyent à l'influence de leur bienveillance ou de leur haine à l'égard des survivants, d(; môme chez kis Egyptiens, les morts étaient l'olrjet d'une vénération particulière. Ainsi qu'aux dieux, on leur offrait des hommaijes religieux. Il se créa un culte des morts complètement organisé, et exercé par des prêtres et des serviteurs sacrés." Plus loin, p. 183 : Une singulière et sans doute très anciemie conception des Egyptiens arrangeait

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