Voici à ce sujet ce que dit Varron
76. « On moissonne le blé de trois manières : la première, usitée dans l’'Ombrie, consiste à couper lestiges par poignées, ras terre, et à les laisser sur le sol ; puis, quand il s'en trouve une grande quantité, on revient sur ses pas et on coupe de nouveau les tiges entre l’épi et la paille ; les épis, déposés dans des paniers, sont transportés
(1) Gornorrepus. Digestorum. Lib. 50,16, de verborum significatione Lex. 30. Gaius libro 7 ad edictum provinciale, p. 1928. Paris, MDCXXVII.
dans l'aire et plus tard on vient relever la paille pour la mettre en las.
77. » Pour la seconde, en usage dans le Picénum, on se sert d’une pelle de bois recourbée, au bout de laquelle est attachée une pelite scie en fer ; au moyen de cette pelle, on rassemble un faisceau d'épis que l’on coupe et la paille reste debout pour être sciée plus tard. La troisième manière, en pratique dans la campagne de Rome et dans le plus grand nombre d’endroits, est celle-ci : on prend le haut des tiges de la main gauche et on les coupe par le milieu ; c’est de là peut-être que vient messis ; la partie restée sur pied est coupée ensuite. » (1).
78. Columelle corrobore cette manière d'agir : «€ Et dans les trente jours qui suivent la récolte, on met en meule les pailles qui en proviennent. »(2).
(1) VARRON. De re rustica, Liv. I. 9.
(2) CozuMELce. De re rustica XI. 2.