Il n’est accordé droit de glanage sur aucun
fruit QE Section XVI. — RouMAnE
105. La coutume du glanage n'existe pas et n’a Jamais été consacrée par aucun texte législatif. Avant la reconsütution du vignoble, la grande majorité des vignes n'étant pas clôturées, chacun était libre de les traverser et de ramasser ou «grappiller » ce qui restait (2).
Section XVII. — Russie
106. Aucun texte de loi ne s'oppose au glanage. Ce dernier est toléré presque immédiatement après la récolle du blé ou du maïs. Les familles nécessiteuses envoient glaner leurs enfants. En Bessarabie on signale un fait très curieux : les souris y préparent le travail des glaneurs ; les buttes qu'elles construisent sont nombreuses, leurs dimensions atteignent 50 centimètres de hauteur et jusqu’à { et 2 mètres de diamètre. Les vrais glaneurs n'ont qu’à soulever la couche superficielle de
(1) Lettre de M. le docteur O. MaLM. Christiania.
(2) Lettre de M. Michel Nicoleanu, Directeur de l'Agriculture au Ministère à Bucarest.— Lettre de M. Michel Yssidorapol. Bragadiru.
terre qui recouvre les grains et se procurent ainsi sans peine. jusqu'à deux mesures de blé dans chaque butte.(1) 107. Le glanage n'est pas toutefois protégé par la législation et après la moisson les chaumes sont immédiatement livrés à la dent des bestiaux. 108. Dans le Caucase le grappillage ne peut s'exercer, les vignobles étant clos. (2)
Section XVIII. — Suisse
109. Le grappillage estinterdit en droit, dans le canton de Vaud, mais en fait, les propriétaires donnent volonliers l'autorisation écrite de grappiller à leurs vignerons ou aux pauvres quila leur demandent. Il en est de même pour le glanage : quand la moisson est terminée, les enfants pauvres parcourent les champs et ramassent les quelques épis oubliés.
110. Dans le Valais, le grappillage se pratique absolument comme en France: toutefois il ne peut commencer que lorsque toutes les vignes de la commune sont vendangées : les communes ont le droit de le permettre ou de le défendre et déjà un grand nombre des plus tolérantes ont été obligées de l’interdire à cause des dégâts faits aux ceps par les enfants.