SUB GROTIUS ET SON TEMPS. XXXV
?4nit reçue lui avait été amère. Richelieu était au pou- ^-Wr. Ces deux hommes se convenaient peu: c'étaient le Aspotisme et le droit en présence. La pension de Gro- ^ était mal payée; ses ressources personnelles s'épuisaient; il n'obtenait point d'emploi ; il espéra trouver ^eurs un établissement plus convenable. En quittant la Hollande, Grotius se retira d'abord à Hambourg, où lies propositions lui furent adressées de la part de plufieurs puissances. Ses irrésolutions étaient extrêmes. Une circonstance favorable hâta le dénoûment.
Lesévénements delà guerre de Trente ans, en AUema- [ne, avaient amené sur la scène européenne une puisance qui n'avait joué auparavant qu'un rôle secondaire t subordonné. Le poids de la Suède commençait à peser ans la balance de l'Europe. Le héros suédois, Gustavedolphe était mort sur le champ de bataille de Lutzen, 1 milieu même de sa victoire. La jeune Christine était lontée sur le trône de Suède, et le gouvernement était issé dans les mains habiles du chancelier Oxenstiern. bandonné par des alliés timides, Oxenstiern songea abord à resserrer les nœuds d'une alliance plus puisinte et plus utile. La France avait lié sa cause à celle î la Suède; il s'agissait de l'amener à de nouveaux forts, et d'aplanir surtout les difficultés élevées entre s deux États, à l'occasion d'un traité trop légèrement (Oscrit par les envoyés de la Suède. Oxenstiern jeta les ïux pour cette négociation sur Grotius, que Gustave lourant avait recommandé à sa confiance ^ Il nomma
* Voir la vie de Grotius, publiée dans le Musée des Protestants celées, p. 51 et 52. — Le roi de Suède, Gu^lavc-Adolphe, ne pouvait se sser de lire l'ouvrage de Grotius. Il l'avait fait traduire en langue édoise. Voir DuMaurier, Mémoires, p, 453; Grotii Fpist., i^VwX.^ oisl 880 in/i/ie.