‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 3)Chapitre 39 sur 45 · Augustin (”*) avertit ainsi de son devoir le comte · texte numérisé non relu

Augustin (”*) avertit ainsi de son devoir le comte

taine sorte de crime doitêtre punie en général : ce que font les lois; au lieu qu'en cxaminant de quelle manière chaque coupable en particulier dit être puni, on considère plutôt combien est grande sa faute. » P.P.F.

€) Justin IL écrivant aux Huns, dit : « Les Romains ont la coutume de ne pas punir ceux qui les ont offensés, à proportion de la grandeur de l'offense, G

C*) C'est ce que donnait à entendre l'empereur Henri, lorsqu'il prit pour devise une pêche, avec ce mot Subacre. Le roi (a) disait, dans Cassiodore, x1, 40 : « S'il est périlleux pour nous de nous montrer justes, il y a toujours pour nous de la sécurité à pardonner. » Gnorius.

4°**) Epist. CLIX, qui est citée dans le canon Circumelliones.…. Caus XXII, Quæst, V. Voyez, sil vous plait, la lettre de Macédonius au même Augustin, et celle par laquelle Augustin répond, n. LI! et LIV. Ajoutez

{a) Théodoric. 7m)

“ LIVRE 11, CHAPITRE XXI. 507 de Théodose (‘), qui avait puni un délit commun par l'interdiction du théâtre, des bains et du titre de ville Re par 1. Ici se présente une belle question : celle ju savoir si une peine peut toujours ! être exigée pour le délit d'une universalité ?, Elle paraît pouvoir l'être tant que dure l'universalité, parce que le même corps subsiste, bien que les parties qui le constituent sesuccèdent, ainsi que cela a été démontré ailleurs. Mais il faut remarquer, d’un autre côté, que, relativement à une universalité, certaines choses sont dites lui appartenir directement et par elle-même, comme le trésor public, les lois et autres choses semblables; que certaines autres ne lui viennent que par dérivation, des particuliers. C’est ainsi, en effet, que nous disons savante et courageuse, une universalité qui possède dans son sein un grand nombre de membres qui sont tels (Anisr., Polit., lib. VII, cap. xm)». De ce'genre-là est le mérite; caril convient au premier chef aux particuliers, comme ayant une volonté que l’univer$alité u’a pas par elle-même. Que ceux par lesquels le mérite rejaillissait sur l'universalité viennent donc à manquer, le mérite lui-mème s'éteint aussi, et par conséquent avec lui l'obligation de subir le châtiment qui, nous l'avons dit, ne peut exister

C) Chrysostôme, dans son diseours XVII, De statuis, dit sur ce point les mêmes choses que Libanias. Mare Antonin le Philosophe, avait, au témoignage de Capitolin, traité autrefois de la même manière les mêmes habitants d'Antioebe ; et Sévère punit les habitants de Byzance en leur enlevant leur théâtre, leurs bains, leurs honneurs et ous leurs ornements; quant à la ville elle la donna aux Périnthiens. Voyez Hérodien (LUI), Zonaras, et ce qui a été dit par nous ci-dessus. GRoTIts.

1 « Toujours, » c'est-à-dire, en quel temps que ce soit. P. P.F.

2 « D'une universalilé, » c'est-à-dire d'une communauté, d'une s0cibté, d'un Corps. P. P.F.

Ce Le chap. zu, de l'édiin de Firmin Didt, 1824, p.477

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