‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 4)Chapitre 31 sur 113 · SUR GR0TIU6 £T SON TEMPS. XXXIX · texte numérisé non relu

SUR GR0TIU6 £T SON TEMPS. XXXIX

rite du magistrat civil en matière de religion. Ces deux ^ idées réunies concouraient à lui inspirer de Thorrcdr

pour le droit réclamé en faveur de chacun de professer publiquement des doctrines incompatibles avec la foi établie. Dans une conversation amicale, dans une correspondance familière, peut-être même avec une réserve convenable dans des ouvrages écrits en latin, on pouvait piasser beaucoup de choses aux savants;... mais à ses yeux, aucun prétexte au monde ne pouvait justifier une séparation*.»

Les vicissitudes elles-mêmes de la vie de Grotius, n'avaient pas peu contribué à l'éloigner du protestantisme. Dès 1614, il avait commencé à louer l'Église anglicane du respect qu'elle'montrait pour les autorités primitives, bien différente en cela des autres Églises réformées. Mais les mauvais traitements qu'il eut à subir de la part de ceux qui se vantaient de leur indépendance de la tyrannie papale ; les caresses du clergé gallican après qu'il se fût fixé à Paris ; les dissensions et la virulence toujours croissantes des protestants ; l'aUernative, qui ^semblait être la seule qui restât dans leur communion, entre une anarchie fanatique s'efforçant de détruire tout ce qui pouvait ressembler à une Église, et une domination d'ecclésiastiques grossiers et bigots, affaiblirent peu à peu ses répugnances par la majestueuse et large unité de la hiérarchie catholique, et le disposèrent de plus en plus à concéder quelque point de doctrine incertaine, ou quelque forme d'expression ambiguë. Ses annotations sur la consultation de Cassander, écrites en 1641, sesanimadversions contre Rivet, qui avait critiqué cet ouvrage comme ayant une tendance au papisme, le Votum pro

*Ltbr, citai., t. III, p. 49,50.

Page 1