LIVRE I, GHAPIT&E lil
avec la souveraineté (Epitom. de Tite-Live). a Qui ignore, dit Cicéron sur la loi a^^raire, que le royaume d'Egypte est devenu, en vertu du testament du roi Alexandre, uiie propriété du peuple romain. » Mitliridate dans le discours que lui prête Justin, parlant de la Paphlagonie, dit «t qu'elle n'était point échue à son père par la force ou par les armes, mais par adoption testamentaire »
taires tu sujet de U Bourgogne dans Aïmoin (111, 68 et 76). Le roi de ¥ei donne Fez par testament à son second fils (Léon d'Arrique, HIk 111} . Voyei au livre V de cet auteur, ce qu*il dit an sujet de Buggie. Le sultan Aladin légua plusieurs villes à Osman (Leonclavîus, Bist, turc, lib. II). lioroi de Germiane donna i sa fille, qui devait se marier avec Bajaaet, les villes de Phrygie (Id., Bist, turc, lib. V). Ilusal partagea entre ses enfants les villes que les Turcs possédaient en Cappadoce (Nicétas, lib. III). Chuscin Beg donna à Murât les villes qui étaient près du Pont-Euxin (1d., lib. I). Bajazet donna à Etienne les villes de Servie, en Thonneur de sa femme, sœur d* Etienne (Id., lib. VI). Le sultan Mahomet laissa |»ar tesument son empire i Murât (Id., lib. XII). Jacub Beg, prince de Ger> adane, fit héritier de ses £uule sulUn Murât (Id., ly». XIV). Mahomet, empereur des Turcs, avait pensé à laisser Tempire de l'Europe à son fils Amurat, et celui de l'Asie à Mustafa, son autre fils (Cbalcocondyl., lib. IV). L*empereur Basile Forphyrogénète fut institué héritier par David Curopalate, du pays dont celui-ci avait été maître en Ibérie. C'est raconté par Zonaras. J'arrive aux conquérants chrétiens en Orient. Michel Despote partagea la Thessalie entre ses enfants (Nicéph. Grégoras, lib. IV). Le prince d'Êtolie laissa Athènes aux Vénitiens, et vendit la Béotie à Antoine (Cbalcocoadyl., lib. IV). Le prince d'Arcadie donna en dot à sa fille Messène, Itbone et les pays maritimes d'Arcadie, lorsqu'elle épousa le fito de Thomas, empereur grec (Id., lib. V). Le prince Charles partagea par tesUment TAcamanie entre ses fils bâtards, et donna des portions de rÉtolie à ses parents maternels (Id.). Les royaumes de Jérusalem et de Chypre furent en partie légués par testament, et en partie aliénés par des contrats. Voyexau sii^^t de celui de Chypre, Bembus, llùMfaI.,lib. VII, et Paruta, lib. I. Les Génois reçurent en don la ville de Castrum en Sar« daigne, et d'autres villes de la dépendance de Cagliari (Bixar., de BtU, Pisan , lib. II) Bobert donna à Boëmond, son fils cadet, Dyrrachium et Aulone (Ann. Comnen., lib. V). Alphonse, roi d'Arragon, laissa i son hétard Ferdinand la ville de Naples, comme pouvant en disposer par droit de conquête. Ferdinand légua à son petit-fils quelques villes du même royaume (Mariana, lib. XXX). Gbotios.
(liv. XXXVIII). Le même historien raconte qu'Orode, roi des Parthes, avait longtemps hésité avant de décider lequel de ses fils il destinerait à régner après lui (liv. XLIl). Polémon, souverain des Tibaréniens et de la contrée voisine, institua sa femme héritière de son État (Strabon, liv. XII) ; c'est ce que Mausole avait fait autrefois en Carie, quoiqu'il laissât des frères (Strabon, liv. XIII).
XIII . — 1 . Mais dansles États où le pouvoir est déféré par la volonté du peuple, j'accorde qu'on ne doit pas présumer que la nation ait voulu permettre au roi l'aliénation de sa souveraineté (*). Aussi ne devons-nous pas blâmer Grantzius, d'avoir remarqué comme une chose nouvelle, à propos d'Unguin,. que ce dernier avait disposé de la Norwége par testament (Hlsl. Dan., liv. II, ch. iv); cet historien ayant pu avoir en vue les mœurs des Germains, parmi lesquels le pouvoir n'était pas du tout possédé avec ce droit. Que si on lit que Gharlemagne, Louis le Pieux et d'autres rois, dans la suite, même chez les Vandales et les Hongrois, ont disposé de leurs États par testament, cet acte avait le caractère plutôt d'une recommandation adressée au peuple (**), que d'une véritable aliénation.
(*) L'empire ne doit pas être laissé comme on lègue des champs, des esclaves, dit Vopiscus {in Tacito). « Il ne pouvait , dit Salvicn, doiuiff aux pauvres^ par tettamenty les peuples qu'il gouvernait {a). »
Grotius.
(**) Voyez les capitulaires de Charles le Chauve (cap. xii, Conventu
(a) Il s'agit ici de Nabuchodônosor. Barbeyrac rapporte le passage eo entier. (.4d. Eccles. Catholic, lib I|. Cette phrase exprime sans doute la pensée qu'un prince n'est pas obligé de vendre ses peuples pour convertir en aumteet l'argent qu'il en pourra tirer, et qu'il ne serait pus non plus convenable, ni possible de leur donner ses. États par testament. Barbeyrac fait remarquer qu'on ne |)eut tirer de ces paroles aucune conséquence sur la question de savoir ai les i-ois, en général, et les rois de Babylone, en particulier, pouvaient aliéner leurs États à leur fantaisie. La citation de Grotics et la singulière proportion de Salvien, ne sauraient plus offrir de nos jours In moindre espèce d'intérêt.
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' « Le fait dent rf »'airit «M taïu. dit bariiryrar. On ne troave nen de cette préleDdiie donatMO, di daoft Aimom. ni danr les Ammain d*Égi&hart, ni das» Anatlaie , ni dans Tbeframis, De pextii hàdxiei iwiper. Tout est fondé sar «n acte npposé, dont on aUè^it deux copies diflérentcs : ruoc, que Raphai;! VoUteiran Géognpk., lib. 111' . dit avoir tirée de la Bdiliotlièqoe da Vatican ; l'antre qin se tronve dans le droit canonique, Ditiinct. LMII , cap. m. • Barbeyrac ajoute que nî avaiil Louis le Uélionnaire. ru lonpteoips après lui. les papes n'avaient la sou-