‹ Le droit de la guerre et de la paixChapitre 44 sur 143 · LIVRE III, CIlAriTKE Xll · texte numérisé non relu

LIVRE III, CIlAriTKE Xll

destruction (JosuÉ, vi); et que même, contrairement it ta loi générale, l'ordre avait élc donné de couper les arbres des Moahiles [tl, Beg. ; m, 19). Mats, en réalitc^, cela n'a pas été fait en liaine de l'ennemi, mais par une Juste exécration des crimes, qui étaient ou publitjuementconnus, ou taxés îide tels cliAtiments par le jugement de Dieu.

III. — 1. En second lieu, ce que nous avons dit arrivera, même dans une possession incertaine du territoire', s'il y a grande espérance d'une rapide victoire, dônlleprix serait les terres et leurs Truits. C'est ainsi qu'Alexandre le Grand, suivant le récit de Justin, défendit à ses soldats de ravager l'Asie, «disant qu'il lallait épargner ses propres biens, et ne pas détruire lus choses j^onL ils étaient venus prendre possession (') » [Lib. XI), Cest ainsi que Quinlius, lorsque Pbilîppe courait la Thessalie avec des troupes qui ravageaient tout, exhorta lai-mëme ses soldats, comme parle Plutarque, à suivre la route, comme s'ils traversaient une contrée conquise el dwvenue déjà leur propriété ( Vie de Flaminius] . Créconseillant è Cynis de ne pas donner fi ses soldats ]a Lydie à ravager : a Ce n'est pas, dit-il, une ville h moi, ce ne sont pas mes biens que tu ruineras, car rien de tout cela ne m'appartient plus; ce sout les propres biens; cesout les biens qu'ils détruisent » (IIèrodotb, lib. I).

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