Les paroles suivantes de Jocaste 5 Polvnice, dans
' Ctslré-àirt qu'il Taiidra nbwrver cet(« retenue, quand iDfmc noui M Mrioo» pas enliircmcnt msltres des terres de l'ennemi. P. P. F.
f] Gilimcr rt les Vindalu attié^'eiiDl Cnrthyge, ni ne pillèrenl, ni ne nngirrnt le terriloirr, omis Ils en prirent suin, coaune de leur propre Utn, PnocopK, Tandalie. .Wh. Il, an contmen cément. Je Nsdana Helmold {lib. I, up. Lxvi) : ■ La terre que nous dévastons n'est-elle pas i nous, «11* ^|.li' que nous atiêaii tissons n'est -il jut notre |«uplcï Pourquoi Ime Hmmes-noui les ennemis de naus-mfmes el di«persnQ«-tioiu nos nietMuT * Avec cela s'acconle ce que dît Ilembub, lil>. IX ; mais vojm hrUï, Hiil., Ith. Vt, rentre ki Alltmands CiioTirs.
278 LE DROIT DE l\ GUERRE ET DE LA PAIX.
les Thébaines de Sénèque *, ne sont pas mal à propos appliquées à ceux qui agissent autrement : « Vous perdez votre patrie en cherchant à la recouvrer; pour qu'elle devienne à vous, vous voulez qu'elle n'existe plus ; tout au contraire, le fait même de bouleverser le sol par vos armes funestes, de coucher les moissons adultes, et de semer la fuite dans toutes les campagnes, nuit à votre propre cause. Personne ne ravage ainsi ses biens. Ce que vous livrez au feu, ce que vous faites partager par le glaive, vous croyez que c'est le bien d'autrui. » C'est dans le même sens que Quinte-Curce parle ainsi : a Ils avouaient par là que tout ce qu'ils n'avaient pas détruit était aux ennemis » (Lib. IV). Ne s'écartent pas beaucoup de cela, les arguments de Cicéron dans ses lettres à Atticus, contre le projet de Pompée de détruire sa patrie par la famine {Epist. vu, ix, x). C'est aussi pour ce sujet qu* Alexandre, Isien, blâme Philippe, dans le livre XVII de Polybe, dont Tite-Live traduit ainsi en latin les paroles : a A la guerre, Philippe ne combattait point en rase campagne ; il ne marchait point, enseignes déployées, contre l'ennemi ; tout son art consistait il fuir, à brûler les villes, h les livrer au pillage, et, lorsqu'il était vaincu, à faire perdre au vainqueur le fruit de sa victoire. Ce n'était pas ainsi qu'agissaient les anciens rois de Macédoine : accoutumés à li\Ter des batailles régulières, ils épargnaient les villes autant que possible, afin d'avoir des États plus florissants. Quel était le but de Philippe en détruisant les possessions au sujet desquelles on combattait, et en ne réser>'ant que la guerre même?... » (Lib. XXXII).