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gwrrt; » dans Thucydide, les Samiens sont condamnés ff d payer les frais de la guerre. » El la même chose se voit souvent dans d'autres endroits. Or, ce qu'on peut imposer justement aux vaincus, on peut aussi l'exiger légitimement par une guerre.
rV. — 1 . Mais il faut savoir — ce dont nous avons fait mention ailleurs — que les règles de la charité s'étendent plus loin que celles du droit. Celui qui est florissant de richesses, sera coupable de dureté de cœur, s'il dépouille son débiteur pauvre de toutes ses faibles ressources, pour en retirer lui-même le quart d'un as ; et bien davantage, si ce débiteur s'est obligé par bonté, si, par exemple, il s'est porté caution d'un ami, et si rien de cet argent n'a tourné à son profit, a Le péril de celui qui a répondu pour autrui est digne de compassion, » comme dit Quintilien le père (*). Cependant un si dur créancier ne fait rien de contraire au droit strictement dit.
2. C'est pourquoi l'humanité exige {**) qu'on laisse à ceux qui ne sont pas coupables de la guerre, et qui ne s'y sont pas trouvés obligés à un autre titre qu'à celui de caations, les choses dont nous pouvons nous passer plus bcilement qu'eux-mêmes, surtout s'il y a une suffisante
n D ajoute que le créancier ne peut honnêtement s'en prendre au
répeadant, que quand il n'y a plus moyen de tirer ce qui lui est dû du
é&Hear même. Il a raison de dire que cela ne se peut honnêtement, car
iliCBible qu'il y ait quelque espèce de honte à s'en prendre à un répon-
àil, eoflinie le dit Cicéron à Atticus, lib. XVI, Epist. XV. G*.
(**} Ptolémée renvoya à Démétrius, fils d'Antîgone, sa tente et tous les
irtm objet» qui senraient au soin de son corps, avec l'argent qu'il lui
ma pris, disaot qu'ils coMattaient entre eux pour la gloire et {lour
Tcapire, et non pour toutes sortes de choses. C'est ce que raconte Plu-
HiyedM» la Vie de Démétrius. Voyez aussi ce que fit Sanche, roi des
Tmoh» (a), dans Mariana, lib. XI, cap. xvi. Grotios.
M Les Vascoos, peuple de YHUpania Tarraconensis^ dans la NaTarre, de«Ba.«que«. P. P. K.
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apparence qu'ils ne recouvicrouL pas de la part def( État ce qu'ils auront perdu de celte manière. Ici s'applique CB que Cyrus dit aux soldats après la prise de Babylone ; « Ce que vous délenpz, vous ne le posséderez certes pas injustetnenl; mais si vous n'enlevez rten 8ut ennemis, ce sera un effet de voire humanité, d
3. 11 faut encore remarquer ceci, que ce droit sur les biens des sujets innocents ayant élé introduit comme une ressource, tant qu'il y a espérance de pouvoir facilement obtenir ce qui est nâlre des débiteurs originaires, ou de ceux qui, en ne nous rendant pas justice se consli-, tuent d'eux-mêmes nos débiteurs, s'adresser à ceux qui sont exempts de faute, alors même qu'il esl accordé que ce ne soit pas en opposition avec le droit strict, c'esl cependant sortir de la règle de rimmaiiitê (vEgiu. Rec, De act.sv.perfi.,Ui$p.,x\)a, Dub.,TH, n, 117).
4. Des exemples do celte humanité se trouvent partout, surtout dans l'histoire romaine ; comme, lorsque les ennemis étant vaincus, les terres étaient accordées à la condition qu'elles retourneraient à l'Étal, c'est-à-dire k l'Étal vaincu; ou lorsque, par honneur, on en laissait une modique portion à l'ancien possesseur (*) (L. 16, Dig., De acq. rer. dom.; L, 15, g 2, Dig., De r« rindw.). C'esl ainsi que Tite-Live raconte que les Veiens furent dépouillés par Homulus d'une partie de leur territoire. C'est ainsi qu'Alexandre le Macédonien donna aux Uxiens, Il la charge d'un tribut, les terres qu'ils avaient possédées (\»RiEN, 11b. ni). C'est ainsi que vous pouvez souvent lire que des villes rendues n'ont pas été p'illéos (Victoria, De jure belli, a. 40; Sixvest., In verh. Hélium, part. I, § 10, n. 1 , vers. 3j ; et nous avons dit plus haut
C) Appien (Dell. Civ., lifa. H) dii igue n ]«g sni-ii'ni roiniiiDs n'ealt- Tiicnl )>u auk eoDcmis vsîdcusi Mules kun Xeirt», mais qu'il» lei piru> gtiicnt avec eux. ■ Lct hisloires doue ap|>renneiil que c'u&l limi qm la Vandales t'éUienl lonJuit* en Afrique, el les Golhs en Italie.
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qu'il est louable cl coiifunnc au prcceple pieux iks Cii- Hons, d'épargner iioii-seuleineLt les personues, maïs aussi W biens de ceux qui cultivent la terre, à condition, du moins, d'une runlributi n ; c'est sous un semblable tribut, qn'ordiiiairemenl on accorde aussi aux marchandises l'immunité de la guerre.