Et je ne puis omettre ici l'opinion des théologiens
CjToyu Spart in B vol d'us coq.
lié dont lit preuve Niger {a), t [iropos
que je considère comme très-vraie, que le roi qui ne paye pas aux soldats la solde qu'il leur doit, n'est pas seulement tenu envers eux des dommages qui en sont la suite, mais qu'il l'est encore envers ses sujets et ses voisins, que les soldats pressés par la faim ont maltraités (Mgid. Regius, De acL supern.^ Disp.^ xxxi, Dub.j vn, n.95).
III. — 1. En retour, le devoir de ceux qui se tiennent en dehors de la guerre est de ne rien faire qui puisse rendre plus fort celui qui soutient une cause injuste \ ou qui empêche les mouvemeilts de celui qui fait une guerre juste, suivant ce qui a été dit par nous plus haut (Livre III, chap. i); mais, en cas douteux, de tenir une conduite égale entre les deux (*), en ce qui concerne la permission du passage, les vivres à fournir aux légions, ^ ^* le refus de secours aux assiégés. Les Gorcyréens, dans «^^*
* a II n*est peut-être pas sans utilité, dit M. Massé, de remarquer que Tobligation des neutres de ne point porter aux belligérants des armes, des munitions ou autres objets de même nature, n^est en rien modifiée par cette circonstance que la guerre serait plus ou m<f\n& juste. Il ne leur est pas permis de Tavoriser celui ({ui, suivant eux, défendrait onejoste cause, aux dépens de celui qui. à leurs yeux, combattrait pour une manvaise: Grotius a prétendu le contraire, mais c'est là une de ses erreurs; et elle est tellement évidente, que je ne crois pas qu'il soit nécessaire de prouver que les nations n'ayant aucun autre juge de leur querelle que la force, les neutres ne peuvent s'établir les arbitres des droits et des pré* tentions réciproques des belligérants; qu'ils n'ont pas qualité pour rechercher si la guerre est juste ; qu'ils doivent seulement être justes euxmêmes en se maintenant dans une cxiicte impartialité, et en ne prenant aucune part à la guerre, quel que soit le parti qui leur paraisse avoir en sa faveur la justice et l'équité. Porter secours à une nation faible et opprimée par une plus forte, c'est sans doute chose permise et fort louable ; mais alors il ne faut pas prétendre aux privilèges de la neutralité, et chercher à cumuler les profits de la paix avec les honneurs de la guerre. » Le Dr. commerc. dans ses rapports arec le Dr. des gtns, édit. Guillaumin, tSGl, t t, p. 171. Voir By.nkersugek, Otiafft. ;iir. ^bU^ lib. I, cap. IX. P. P. F.
(*) Voyez-en un exemple remarquable dans Paruta, lib. VIII. G.
LEVKL iij, cii.iriTaE wii. 347
Tliur.ydicte, diseitl (ju'il esl «lu devoir des Athéniens, s'ils veulent ne pas prendre parti, on d'empêcher les Coriii- ^iensde faire auctiuos levées sur le territoire attique, onde leur iiennetlre la même chose [Lib. I). Les Ronaius reprochïiieot il Pliilippe, roi df« Macédoniens, d'avoir doublement violé \o traité, ayant d'une part iGtlI injure aux alliés du peuple romain, et ayant de l'au- « assisté leurs ennemis de troupes et d'ai^enl. T. Quinus, dans son entretien avec Nabis, insiste sur les m<>mes «gloses : a Je ne vous ai pas oirensés, dites-vous, je n'ui ^tit violé de fait votre amitié et votre alliance. Gomde fois Taut-il ([ue je vous prouve que vous l'avez bit? Mais je ne veux pas entrer dans ces délails; je me léHtime en quelques mois. Comment viole-t-on une alfiance? De deux manières principalement ; en traitant bostilement les alliés de ses amis, en se joignant k ses «onemis. n
2. Nous lisons dans Agathias, que celui-là est ennemi ^ui fait ce qui plaît H l'ennemi (Lîb. IV); el dans Pnv te, que celui-li est censé faire partie de l'armée des ttuiemis (*], qui fournit h l'armée ennemie les choses B^ servent proprement ii la guerre (Gotthie., lib, I). DékoosUiènes avait dit autrefois : «Celui qui accomplit et jnme d«s choses pour me faire prendre, est mon en- Mori, quand m^me il m me Ihippe pas, et ne lance pas niine un javelot, n [Philip., Ul). M. Acilius déclara •nxEpirotes, qui n'avaient point aidé Antinchus en lui Aonoant des soldats, mais qui étaient accusés de lui avoir Mvoyé de l'urgenl, qu'il ne savait pas s'il devait les ipter au nombre des ennemis ou des neutres (TiTt- |4VK, lib. WWI). Le préteur L. /Ëmilius accusa les
Cl Et m conlNice. dans la leKre d'Amalasonlhe i Justmicn, iJ dit
,ic celui-là doil élre jusilPiDïnl appeli allié et ami. no» sauleoieiii qui
JMiMcaniiei aux lAIrei, inali «iicorc qui f aurait du ïcHcment toul et
' I gDïire a béguin. tinoriDï.
Téïens d'avoir secouru de vivres la flotte des ennemis, et de lui avoir promis du vin : ajoutant que s'ils ne donnaient pas les mêmes choses à la flotte romaine, il les regarderait comme ennemis (/d., lib. XXXVII). On cite aussi le mot de César-Auguste, «qu'un État qui accueille Tennemi perd le droit de la paix » (Plutarque, Vie de Brutus),
3. Il sera môme avantageux de s'unir par une alliance avec les deux parties belligérantes , de telle sorte qu'il soit permis de s'abstenir de la guerre avec ragrément de l'une et de l'autre, et de rendre à toutes les deux les devoirs communs d'humanité. Il y a, dans Tite-Live : « Quils désirent la paix^ comme il convient à des amie neutres; qu'ils n'interviennent pas dans la guerre » (lib. XXXV) ! Archidamus, roi de Sparte, écrivit aux Éléens, qui paraissaient incliner vers le parti des Arcadiens, une lettre contenant seulement ceci : <illest bon de se tenir en repos, »