LIVRE U[, GHAriTRE XIX
être révoqué par ceux qui avaient juré, sans blesser la religion. Denys d'Halycaniasse dit au livre VI : <• Brutus ayant réuui l'assemblée, proposa aux Quirilcs de rendre ne inagislruL inviolable, non-seulement en vertu de la loi, mais encore par un serment; ce qui fut approuvé par tous. B D'où cette loi est appelée sacrée. Aussi les bonngles gens désapprouvèrent-ils la conduite de Tibérius Gracclius(*), lorsqu'il déposa du tribunal Octavlus, en disant que la puissance Iribunitienne tirait du peuple sa sainteté, ot qu'elle ne pouvait ûtre tournée contre le peuple. Donc, comme nous l'avons dît, et l'Ëtut el le roi pourront être liés par le serment, même dans la cause des sujets,
J\. — Mais la promesse sera valablement faite à un tiers qui n'a pus été l'auteur de la violence ; et nous ne reclierclierons pas s'il ya,oujus<)u'à quel point il y a intérêt : distinctions qui sont des subtilités du droit romain ; car H est naturel lenienl de l'intérêt de tous les hommes de procurer le bien des autres. C'est ainsi que nous lisons que le droit fut enlevé à Philippe, pai* la pais qu'il conclut avec les Romains ("), de sévir contre lesMucédoniensqui, dans la guerre, avaient abandonné son parti [Titë-Live, Hb. XXXIX).
X. — Mais, comme nous avons prouvé ailleurs qu'il existe quelquefois des États mixtes, de même qu'on peut par le moyen de conventions, passer d'un État pur
. à UD État pur ; de la même manière on peut passer à nn État mixte, de sorte que ceux qui avaient été sujets commencent à posséder le pouvoir souverain, ou du moins une partie de ce pouvoir, avec la faculté même de défendre celte partie par la force.