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du moins moralement honnête (*) ; aussi est-elle rangée au nombre des autres choses les plus morales par le psaume XV, suivant les Hébreux, XIV selon les Latins (**), et dans Ézéchicl (cap. xvm). Or, les choses de cette nature obligent aussi les chrétiens, comme appelés à donner de plus grands exemples de vertus; et les devoirs dont on était tenu alors envers un Hébreu ou autre individu circoncis — car la condition du circoncis et de l'Hébreu était pareille — sont dus maintenant à tout homme : toute différence entre les peuples ayant été supprimée par l'Évangile (***), et la signification du mot de prochain ayant reçu une plus large extension. C'est ce que montre entre autres choses le célèbre apologue du Christ sur leSamaritain (Luc x, 29). Aussi Lactance traitant des devoirs de l'homme chré-
f.»ut tirer des conséquences pour savoir ce qu'il permet ou ce qu'il prescrit là-dessus ..
» Parmi les anciens canons de l'Église, on n'en trouve aucun où tous ceux généralement qui prêtent à intérêt soient excommuniés, comme cela s'est pratiqué dans les siècles suivants. Cela n'est défendu qu'à ceux qui avaient quelque charge considérable dans l'Église... Et la raison pourquoi on le défendait à ces sortes de personnes, c'est, à mon avis, parce qu'on croyait qu'elles devaient être exemptes même de tout soupçon d'avarice... L'empereur Léon fut le premier qui, s'imaginant que tout prêt à usure n'est point permis aux chrétiens, le défendit à tous généralement. Avant cela les églises même empruntaient de l'argent -à quatre pour cent... » Voilà ce que dit notre auteur... (Baiibeyrac.)
(*) Les Hébreux disent que le mot Naschach signifie l'intérêt d'un argent prêté; et celui de Tarhit, l'intérêt de toute autre sorte de chose. Jérôme {In Ezcch. XVIII) dit : m Quelques-uns pensent que l'intérêt n'a lieu que pour les sommes d'argent; l'Écriture sacrée prévoyant cela, le supprime en toute chose, et défend de recevoir plus qu'on n'a donné. »
Ghotius.
(**) Et Ps. CXI. « Est homme de bien, celui qui a pitié d'autrui, et lui donne de l'argent en prêt. » G.
[***) Arnobe (Mb. IV), dit que « les chrétiens font part de leurs biens à tous ceux que lient entre eux les relations d'une fraternité solidaire. » Ailleurs : « Ils aiment tous les hommes comme des frères, » G. h. 12
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il-iinmt de payer ' Aitui celni-lï est ]>lus criminel. enlève mÊtUpu chose à un rifkt, mtê celui i/ui tue un pauvre par l'usure. » Maxim.- //■ m . III. de Quadra'jrstm.) dit : ■ Tu frmon (rire* de fréquenter l'église, si l'usure aride n'enlaeeet n'en: rattê j" mi tet peu de ses lacets mortels, » Ajoutes à i Basile,
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lira i racaeillii «les connl». - - [Caux. M v. Q .nt. m
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i Les intérêts sont infligés non en vue du profit de Mai qui réclament, mais à caase da retord de reas qui doivent payer ■ / ricana...,
Dig., n l'annal, ne .\aune. fan.] dit que « le fanent
Htcaqae l'on donne de profit, outre le capital; Yusura, ce que l'on donne de plus pour dédommager le créancier. » Mais comme la plupart l gens ont abusé de l'anwa, ce mot a commencé à être pris en mau- \ i irt, el on y a substitué, en un bon sens, le mot d'/nfc
us.
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«it qui vulgairement passent pour de l'usure, tandis que pourtant ee sont des conventions d'un autre genre : ce qui est stipulé, par exemple, comme dédommagement du préjudice subi par celui qui a prêté l'argent, parce qu'il en sera longtemps privé, ou bien parce qu'il perdra, à cause du prêt, l'occasion de réaliser un bénéfice : en mettant toutefois en ligne de compte l'incertitude de son espérance; et la peine qu'il aurait dû prendre '. De môme, si on exige quelque ebose pour les dépenses de celui qui prête de l'argent à plusieurs personnes, et qui, dans cette vue, a de l'argent disponible; et pour le danger de perdre le capital, lorsqu'il n'est pas donné de caution suffisante, ce n'est pas véritablement de l'usure. Démosthèncs [Oral, in Pantxnct.) nie qu'on doive accabler sous la haine qu'inspirent les usuriers, celui qui, en partie pour conserver son bien, en partie pour rendre service à un autre, place à un très-modique intérêt l'argent qu'il a gagné au négoce, ou par quelque service honnête (*).
XXII. — Quant aux lois humaines qui permettent de stipuler quelque intérêt pour l'usage de l'argent ou d'une chose appartenant à autrui — comme chez les Hollandais où, depuis longtemps, il a été permis aux noncommerçants d'exiger huit pour cent (**), et aux commerçants douze pour cent par an — si elles restent dans les limites de la compensation de ce que l'on perd, ou de ce qu'on peut perdre, elles ne sont pas en opposition avec le droit naturel ou divin. Si, au contraire, elles dé-
' Pour faire valoir son argent. (U.)
(*) Procope, faisant l'éloge de Germain, qui était proche parent de Justinien [Goth., lib. 111), dit «qu'il prêtait de grandes sommes à tous ceux qui en avaient besoin, sans prendre jamais d'eux aucun intérêt qui put être véritablement ainsi appelé. » GROT1US.
(**) La même chose est établie dans l'Empire (a). G.
(a) Dans l'Empire d'Allemagne. (D.)
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l'autre L'argent; ou bien d'un L'autre l'argent svec l'industrie; ainsi qu'on a coutume
(*) C'est pourquoi Juslinien pensa qu'il était de son devoir de ramener à une règle plus l'imitable les intérêts permis avant lui. JViWfB. XXXII, WMII, XWIV. «..
(**) Si ÉTOUB, fié de Claude, a dit que c'était • prendre s ir soi le dommage. » C'esl ainsi que Cicéron prit des ré[K>ndants pour l'argent public qu'il avait à transporter, afin de garantir le peuple contre le péril du transport [Epist . II, 17). GaOI
(***) Vous avez dans les dauphins un exemple de soc lib. IX, cap. vin), et dans la pinne marine el le pu. IX,
cap. \lii). Cicéron en fait aussi mention, De fini G
(n) l.e |rf— olîni tsl un peiit crabe qui so logo dons la piane niant. veille i>uur elle. P- P- f»