LIVRE 11, CHAPITRE XII
vires sont ordinairement estimés, ainsi que ce qui se trouve sur le navire, et du tout une somme est faite afin que les pertes qui peuvent survenir, parmi lesquelles sont les irais des blessés, soient supportées par les propriétaires des vaisseaux et des marchandises, pour la part qu'ils ont dans cette somme (*). Tout ce que nous avons dil jusqu'à présent est conforme au droit même de nature.
XXY1. — 1. Et il n'apparaît pas qu'il n'y ait eu rien de changé à cet égard par le droit des gens volontaire; à l'exception seulementdeccci, que L'inégalité des choses à laquelle on a consenti quand il n'y a pas eu de mensonge, et qu'on n'a pas tu ce qui a dû être dit, passe pour égalité dans les actions extérieures; en sorte que, de môme qu'en vertu du droit civil, avantla constitution de Diocléticn \ aucune action en justice n'était donnée contre une telle inégalité, de même entre ceux qui n'établissent leur société que sur le droit des gens seul, il n'y a ni recours, ni voie de contrainte. C'est là, en effet, ce (pie dit Pomponius (L. 1G, § 4, Dig., De minorib. ; L. 22, §3, Dig., Locali Conducli...),([uc dans le prix de la vente et de l'achat, il est naturellement permis de se tromper mutuellement : dans lequel passage être permis n'est pas être juste, mais signifie que c'est permis dans le sens qu'il n'y a aucun remède contre celui qui veut se défendre en se prévalant de la convention.
2. Quant au mot naturellement, dans ce passage, comme quelquefois ailleurs, il a été mis pour indiquer ce
Firmin Didol, 1824, p. 179. Il s'agit «le traités d'alliance et de commerce, que les Carthaginois auraient contractés, du temps d'Aristotc, avec les Etrusques. P. P. F.
. (*) Voyez quelque chose de semblable dans la loi des Wisigoths, Mb. V, til. V, cap. v. G.
1 C'est-à-dire avant la loi. 2 du titre du Code, De rescindendd icnditionc. (B.)
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(lib. III . Ces! ainsi que les parlant < l<*s rerttn
des vices qui <»nt jeté <1<' profondes racines, discul qu'ils < > 1 1 1 * tourné en nature, i Nous lisons dans D de
Sicile : i Lorsque la uéi i triomphai! de la nal
c'est-à-dire de la force de l'esprit > C'est ainsi qu avoir dit que 1«' droit romain ne <|u«' le
môme citoyen pris parmi les non-militaires mourût fois testât et intestat, le jurisconsulte Pomponiui ajouté que ces deux choses m contredisaient naturellement [fs. Jus nostrum....\ù'j,., De ilir. rej. jar. . «lant cette règle dépend des seul -
mains, elle n'a pas lieu che/. l< - - pcupl
les Romains eux-mêmes dans le testament militaire (**).
[*] Col .tinsi qu'Aulu-Gellc dil à propos «le l'arlc conjugal : « Que I une chose «lui doitéUt carlicc, selon la loi <le 13 nalure. » Lib. IX. tap. x.) '••
(**) H arrive aussi souvent que celle rè^'.c na pas lieu dans les