‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 115 sur 373 · LIVRE II, CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XIII

raient-ils sur le pied d'alliés, ou sur celui de peuples qui se soumettent? Ou même, il se peut faire que les Hébreux donnassent à entendre qu'il ne leur était pas permis de conclure alliance d'égal à égal avec certains peuples, et non pas qu'ils ne pussent laisser la vie à ceux qui se rendaient à eux. La loi divine, en effet, qui dévouait ces peuples à l'extermination, devait être entendue en la comparant à une autre loi (*) (Dcutcron. xx, 10.), comme devant n'avoir lieu que dans le cas où, avertis, ces peuples n'auraient pas aussitôt exécuté ce qui leur aurait été commandé. Gela est prouvé entre autres exemples, par l'histoire de Uahab, qu'on épargna à cause de ses bons services (**), etdcSalomon qui reçut comme sujets et tributaires ce qui restait des Cananéens.

3. À cela se rapporte aussi ce qui est dit dans le livre de Josué (Gap. xi, vers. 19, 20), qu'il n'y eut aucune ville des sept peuples qui lit la paix, car ils avaient été endurcis afin qu'il ne leur tut pas fait grâce. G'est pourquoi, comme il était croyable que si les Gabaonites avaient dit la chose telle qu'elle était — ce que par crainte ils ne firent point — ils auraient obtenu cependant la vie sauve, sous la condition d'obéir, le serment fut valable ' ; d'autant plus que de terribles châtiments

(*) Et même pour la raison ajoutée à la loi relative à l'extermination. Exode xxiii, 33; Dcutéronomc, vu, 4. Car cette raison cesse à l'égard de ceux qui s'engagent à observer les préceptes des fils de Noé, et payent les tributs. Ainsi pensent le (ils de Maimon, et Samson de Cosi.ct Moïse de Kolzi, Prxcept. Jubcni., XV et CV11I. Grotius.

(**) Et des habitants de Gazer, dans l'Histoire de Josué, xvi, 10. Il parait par l'Évangile de Matthieu, vin, 28, qu'il était resté aussi des Gérasénicns jusqu'aux temps du Christ; car ces peuples s'étaient rendus dès le commencement, et c'est pour cela qu'ils sont omis dans rémunération des ennemis. Deulcron , xx, 17 ; Josuk, ix, 1. Grotius.

1 Barbeyrac paraphrase ainsi : « Puis donc qu'il y a apparence, que, si la crainte n'eût pas empêché les Gabaonites de dire la chose comme elle

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demander ce qu'on ■ perdu ."' . Ambroise dit s de ce l'ait, que « cette indulgence ne laissait poinl accompagnée d'un châtiment approprié à leur in

était, on leur lirait néanmoins donné la vie, à condition d"étrc désormais Mjatl du peuple d'Israël, le serment «le Jomj.'- el des au:

l'État, fui bon et valide par cette raitoa... a I'. P. r.

(*) Aiaaoïai . De Offre., lit». III, cap. x. G

(") CoaUM les Brultiens autrefois par Us Humains. A hb. III, Cap. m . I II ta, M mut Drultiens.

(•*•) « les Israélites ni ne les engageaient, ni ne les empêchaient, • dit Josèplic, d.ms celle lnsluire. SSaèajai dit Eicerpt , VI. | : « Ijs loi s'applique à celui qui secourt un exilé, non à celui qui souffre qu'un le secoure. » i Celui-là, dit Symraaque, essaie de jeter dans votre esprit éclaire une vaine crainte, qui affirme que vous devez faire conscience d'accorder ce que mus n* pourriez oter sans vous rendre odieux. »

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