LIVRE II, CHAPITRE XIII
rance, puisqu'on ne leur permettait seulement que "de contracter des unions arrachées de force et non de s'engager par le lien régulier du mariage. Les Àchéens n'agirent pas di (1ère m ment, lorsque, voyant que les Romains n'approuvaient pas certains de leurs actes qu'ils avaient continués par serment, ils prièrent les Romains de changer eux-mêmes ce que bon leur semblerait, et de ne pas donner ce scrupule aux Achéens d'annuler ce qu'ils avaient consacré par serment (Tite-Live, lib. XXXIX). VI. — Pour que le serment soit valable, il faut que l'obligation soit licite (*). Aussi la promesse faite avec serment d'une chose qui est illicite, soit naturellement, soit en vertu d'une interdiction divine, ou même humaine — ce dont nous traiterons bientôt — n'aura-t-elle aucune force. Le juif IMiilon (*é) dit excellemment : « Qu'on sache que quiconque entreprend de faire quelque chose d'injuste à cause de son serment, n'est point un observateur de la foi jurée, mais plutôt foule aux pieds le serment, qui est digne d'une grande attention, d'un grand respect, et qui sert habituellement à consacrer les choses honnêtes et justes. On ajoute, en effet, une faute aune faute, lorsqu'après avoir fait un serment qu'on ne devait pas faire, on commet un acte illégitime, dont il valait beaucoup mieux de s'abstenir. Qu'on s'abstienne donc de cette action injuste, et qu'on rende ainsi hommage à Dieu, afin d'en obtenir la miséricorde, qui est de son essence au plus haut degré. Car choisir deux maux, quand on peut se délivrer de l'un des deux, c'est être agité d'une fureur sans remède, et être privé de son
(*) Ambroisc traite bien cela {De offic, I), ainsi que d'autres auteurs r;i|>|»orlés Caus., XXII, (Juœst. iv (a). A cela s'applique le Canon Vil du concile d'ilcrde, rapporté dans le tome III des Conciles de France, et il y a encore bien des eboscs dans les opuscules d'Uincniar. Grotius.
("') Des Lois spéciales. G.
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de la république Lib XI
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Suivant Ambroisc, * il < il «|ii«-1*jîi« voir do tenir ce qu'on a |>i "mis. <l< ^artlci [Office lil>. I, cap, ult. . ■ Il csl étonnant, d qu'on appelle foi la l<»i donnée |K)ui mettre une mauvaise action, H chose dans sa seconde lettre .1 A.mphilochius.
N" II. — 1. Bien plus, quand morne la chose qu promise u'esl pas illicite, inmoins elle empoche un
plus grand bien moral **), le sermenl nr sera pas non plus valable; parce que nous devons tellement i l de Faire des pi dans le bien, qu'il
pouvoir d< nous dépouiller nous-mcm< A cela se rapporte un remarquable pa du juif
Philon que j'ai cité, qu'on ne era pasdere]
duire. «Il va des individus d'un naturel rude el in ciable, qui, dominés, soif par la haine coutre le genre
' Il eil entendu ijue le Livre de Samuel, auquel rcn\oic Gro: Ml le l urc des Unis. P. P. I.
• De Mono Conjugal* y eap. i\ Ce pneMge Ml riir-«i.insladiic(>u«'- / imé (ivii.iis. De pace : iil>. It cap. If, jf Il '.oirc
d'Albofa, dans l'aul Wvum i iud, lili. 11. I rm,
**] Tel est le serment d'Honorine, Se M jamais f.urc la | Alarir. Mitant le récit Se Zocje . 1 lie r.jnon Inter e.rtrra, d^ns la Qmtition déjà citée, et le eoncilc d'Ilenl III des (
de France, fan. vil; Ilmcmaraussi. dans ledit opusi'. I hSjrrnfaf. XIV, lib. Dt Uivortio, ad InterrogMt. VI el Xl\