LIVRE II, CHANTRE XIII
humain, soit par la colère, tyran nique maîtresse, fortifient l'âprcté de leurs mœurs par le serment ; jurant, par exemple, de ne jamais avoir tel ou tel pour compagnon de table ou de demeure, de. ne lui rendre aucun service, et jusqu'à la mort de ne rien recevoir de lui. » Ce qu'il dit que certains individus avaient juré de ne rendre service ni à celui-ci, ni à celui-là (*), est ce que les Hébreux appelaient «Nedcr llanaah, » c'est-à-dire a vœu de bienfaisance ; » « Qui aura jure de faire du bien, » estil dit dans le Lévitique (cap. v, v. 4). La formule de ce serment, suivant les docteurs des Hébreux était : « Que tout le bien ou le service que vous recevriez de moi, soit consacré à Dieu; » avec quoi est d'accord cette leçon syriaque, dans une ancienne version de Matthieu, xv, 5 : « Que tout ce en quoi je pourrai vous faire du bien soit consacre à Dieu; » selon le grec : « Si tu profites du présent venant de moi; » c'est-à-dire : « Que ce soil un don consacré à Dieu — car c'est ce que signifie le mot xopêSv — si jamais vous recevez quelque bien de moi. »
2. Les docteurs des Hébreux, très-mauvais interprètes à cet égard de la loi divine, pensaient qu'un vœu auquel on avait ajouté la peine de la consécration ', était complètement valable, quand même il aurait été fait contre des père et mère ) ce que le Christ réfute dans le dit passage, où le mot « honorer » signifie « faire du bien, » comme cela ressort de la comparaison avec le passage de Marc; de Paul, I Timolh., v, 3, 17, et des Nomb., xxiv, 11. Mais quand bien même ce serment aurait été fait
(') Voyez le *Baba-Kama, cap. ix, g 10, et là-dessus les annotations du Irès-savanl Constantin. G.
1 La paraphrase de Barbcyrac nous servira de commentaire. « Le serment dont cet auteur parle ici (IMiilon), par lequel quelques-uns juraient de ne jamais faire du bien à telle ou telle personne, c'est ce que les Juifs appelaient un vœu touchant la bcnéficcnce, et telle en était la formule, selon les rabbins : que tout ce en quoi je pourrais vous faire du bien, soit consacre à Dieu.... » • P. 1*. V-
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( n malédictions, pour 1«- cas où il > aurait parjtii cela m- rapportent les anciennes formalités des dans lesquelles la coutume était il* mes, comme << la se voit dans l et cette formule romaine, dans Tïte-Lnr< »i,Ju|»,
frappe-le, comme moi je frappe ce pourceau » Lib. 1 .
(*) AmbfOÎM ilil «i l'empereur Valcnlmicn : • £ J'ircr, ■ ce
n'est coofesser la |>ui>s.incc divine île celui qu'on prend à témoin de &a fidélité ? » Voyez la formule remarquable du ehagan des \\arrs, dans Min\mm,i. Eicfrpi • Legml. Gaorres.
Lo cliagan, o« roi de» A ce pi. Ligul. de Mcoandre
le Protecteur.