‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 127 sur 373 · LIVRE M, CHAPITRE Mil · texte numérisé non relu

LIVRE M, CHAPITRE Mil

craint même de jurer des choses vraies. » Eustathe, sur ce vers de l'Odyssée (lib. XIV) : « Nous promenons le

serment , » dit : « En matière de choses incertaines,

il ne faut pas avoir recours au serment pour les aflirmer; mais aux prières, pour leur bonne issue. »

XXII. — Aussi a-t-on imaginé dans plusieurs lieux, à la place du serment, d'engager sa lui en se donnant la main droite (*) — ce qui était le lien le plus solide de la parole donnée chez les Perses — ou par quelque autre signe (Canonicl in C. Qucrelam..., De jure jur. ; Dion., lib. XVI; PànORMIT., in C. Adaures..., De Jiis quz vi, metûs vc causa, etc. ; Jason, in 1. 3, §jurari..., Dig., De Jure jur.; MYNSINGER., Obs. xvn, Ccnt.i); en attribuant à ce l'ait une telle force, que si la promesse n'est pas remplie, le promettant est regardé comme non moins détestable que celui qui aurait commis un parjure. C'est principalement des rois et des grands personnages, qu'on dit très-communément que leur parole vaut un serment. Ils doivent, en cfl'et, être tels, qu'ils puissent dire avec Auguste: « Je suis de bonne loi (**), »

(*) 11 en est fait menliçn dans Eustalhc, sur le dernier livre de YOdyssc'c,- dans le scholiastc d'Aristophane, sur les Nuées. Diodore de Sicile, lib. XVI. Kraistz., Saxonic, XI, 27. Dans le canon Ad aures..., De his quœ vi mctûsvc causd..., le serment et la foi donnée sont mis sur le même rang (a). Gkotius.

(**) Isocrate dit d'Evagoras, roi de Salamine : « Qu'il était aussi religieux observateur de sa parole toute seule que de ses serments. » Symmaque (lib. X. Epist. XIX) dit: « Qu'il n'y a jamais de plus grande espérance que celle qui est placée dans les promesses des bons pr^"00. » Nicélas dit dans la vie d'Alexis, frère d'Isaac (lib. 111) : « Les rois doivent mettre avant toute chose la foi du serment. » Ciccron dit dans son discours pour Cornélius Balbus : « On raconte qu'à Athènes, un homme qui avait juré avec religion et gravité, et donné son témoignage en public, s'élant avancé, comme c'est la coutume des Grecs, aux pieds des autels, pour prêter serment, tous les juges, d'une seule voix, avaient demandé qu'il ne prêtât pas serment, » Grotius.

(a) Décrétâtes, lib. 1, tit. XL, cap. ni, N (B.)

It. I

<|u*.i lotir parole <i";

\' i 1 1 ■ 1 1 1 1 1 1* -i Ui / - nrm. a I l#- rot-

in 1 1 oui tubiluelh roenl «lus .i la p

<|iii i mi i' .i n'imjxii le rjucl PI nu :

iUI I»' m. un | lus il. h

combats, que dan

« i (l<- la foi jui la n marque •

lii.t Iil». III, cap. u\ | '. njue d Icropi

ques le sceptre lovéavail eu la valeur d'u I de

la pari <l<s rois.

Page 1