‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 146 sur 373 · LIVRE II, CHAIiTRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAIiTRE XV

quartier (Deutéron., vu, 1 et suiv.). Les Amalécites furent ajoutés à ces peuples, par un même décret divin (Deutéron., xxv, 17).

2. Il est aussi permis par la loi — car on ne trouve rien qui s'y oppose — de contracter des traités de coin inerce, et autres conventions semblables concernant l'utilité commune des parties ou de l'une d'elles. Nous avons les exemples des traités que liront David et Salonion avec lliram, roi des Ty riens (II Sam., v, 1 1 ; I Reg., v, 12) i ; et il faut remarquer que* dans l'histoire sainte il est dit (pie ce traité avait été tait par Salomon, selon la sagesse que Dieu lui avait donnée.

3. La loi de Moïse, à la vérité, commande spécialement do l'aire du bien à ceux de sa propre nation, «d'aimer le prochain » (Lévit., xix, 18; Deutéron., xxii, 1); de plus, le genre de vie particulier et la règle morale qu'elle prescrivait aux Juifs, permettaient à peine des relations familières avec les autres hommes. Mais il ne s'en suit pas ou qu'il n'ait pas été permis de faire du bien aux étrangers, ou que môme ce ne lût pas une chose louable : ce qu'en conclut à tort la mauvaise interprétation donnée par les maîtres des siècles suivants ; d'où ce vers de Ju vénal sur les Juifs : « // n'a garde de montrer la route au voyageur qui n'est pas de sa secte 2 ; »

1 Nous ferons remarquer que la désignation : SamuU, et la désignation : Rois, indiquent le même ouvrage. Cependant le Litre de S a mu H va jusqu'au livre II inclusivement, de sorte que le livre I" des Rois serait le livre III de SamuH. P. P. F.

2 Le passage de Ju vénal mérite d'être transcrit : « Le fils d'un superstitieux observateur du sabbat n'adore que la puissance des nuages et du ciel; il ne fait aucune différence entre la chair humaine et celle du porc, dont s'est abstenu son père, et bientôt il se fait circoncire. Élevé dans le mépris des lois romaines, il n'étudie, il ne pratique, il ne révère que la loi judaïque, et tout ce que Moïse transmet à ses adeptes dans son livre mystérieux. 11 n'a garde de montrer la route au voyageur qui n'est point de sa secte; il n'indiquo une fontaine qu'au seul circoncis. Et tout

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un corn moi CO, H man; • i . .1 s'unir, .i les liommos d'autres nations. Apollonius Molou reprochail aux Juifs, «< qu'ils n'admettaient poiul ceux «pu ivaieiil sur Dieu d< s idées autres que les Lui-, cl q i n'avaient rien do commun av< ix qui différaient

d'eux par leurs institutions. <■ \j s anus <l Autiorlms.

dans Diodore, accuienl l< s Juifs « d'être de loua V pies les m ulsqui fussent insociablcs pour les

au point île remanier les autres hoiumei OOmUM des

ennemis. » Puis, ■ propos des mêmes Juiûi : i Ils partagent leur table avec aucune autre nation, et ifa veulent aucun bien aux autres. ■ Dicnlot après, ils • taxés de muanihrop . de naine pour le

genre humain. Dans Philostrate, Apollonius «le T. dit des Juifs : Ils ont imaginé un genre de vie lellemenl séparé du commerce avec les humains, qu'ils u'onl même la table commune avec les autres hommes. C'est ainsi qu'en maint endroit, dans Joscplic, on reproche aux Juifs « leur manière «le \ h rc insociablc. »

i. Mais le Christ nous a en eîgllé par SOU exemple que

ce n'est point là le sens delà loi, puisqu'il ne rcJ

cela, parce que son porc pissa .lins linarlion le septième jour «le chaque semaine, sans prendre aucune pari aux devoirs la de fît. i v \IV

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