LIVRE II, CHAPITRE XV
pas d'accepter l'eau que lui présentait la femme Samaritaine, tout observateur qu'il était de la loi. David autrefois aussi, avait cherché un asile chez des peuples éloignés de la vraie religion1, et nulle part il n'a été blàiné pour cela. Les paroles suivantes sont attribuées, dans Josèphe, à Salouion dédiant le temple, et priant pour que Dieu exauce les prières qui y seraient faites même parles étrangers : «Nous n'avons pas un naturel inhumain, et nous ne sommes pas mal disposés contre ceux du dehors. »
5. Il faut excepter de cette règle non-seulement les peuples que nous avons dit plus haut, mais de plus les Ammonites et les Moabites, au sujet desquels il est écrit au Denté rono me (xxm, G) : « Tu ne rechercheras pas leur prospérité — il vaut mieux dans cet endroit traduire ainsi que de celte manière : la paix avec eux — ni leur bien en aucuns jours de ta vie. » Par ces paroles les traités tendant à leur procurer un avantage sont défendus avec ces peuples, mais le droit de leur faire la guerre n'est pas accordé pour cela; ou du moins, ce qui est l'opinion de quelques Hébreux, il est défendu de leur demander la paix> mais non pas de l'accepter quand ils l'offriraient. Le droit d'attaquer les Ammonites est certainement refusé aux Hébreux par le Deuléronome (n, 11)); Jephté ne prit les armes contre eux qu'après avoir tenté les voies d'une paix équitable (Juu., xi, 10) 2, et David, qu'après avoir été provoqué par des injures atroces (II Sam., x). Il reste à parler de l'alliance de guerre.
1 C'est ainsi que j'ai cru devoir traduire le mot irreliyiosi du texte, le fait d'être indépendant d'une secte, ne supposant pas nécessairement l'irréligion. 1*. 1*. F.
2 Livre des Juges, cliap. xr, versets 1G et suivants; ce n'est, en eiïet, que dans les versets suivants, qu'il est question des tentatives de Jephté.
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Lucériëmoiiicna ul les llomaius, bvoc l'approbalion de leurs pretn et du peuple. Ilicn plus, iU firent dos aacri lices publics pour le lalul do leurs «Un . Quant aux autorités que l'on ail. . t.- opinion, ellos •
leurs raisons particulier! .
7. Car lorsque Dieu avail déclan qu'il baissait et qu'il avait condaimi ment «
tains rois mi peuples, en dehors de i etn qui arai< spécifiés dans la loi. il était sans aucun doute < rimmel
(*) Le moine fit une allianèa I "I ^t Haaar. CV»l
D.ivuJ on lit une a - .iomon, * -'ypiiens ;
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da Ml cl ibéa, dans l'épilre aux Hébreux. A leur exemple, dis empereurs et dit roii ehrélieMi uni bit da Irailca avec des |m taioiit pas chrétiens, ou ajw n'étaient asa naMaaaaSdirèticM : < unsiantin, avec les Gotha al la Yaadalra; lwliaaw. awc lo> Lombards; avec les Sarrasins, les Alaios, les i 1 rai k, i S rea, les Van-
dales, Tbéodow, Uousrtaa, Léon, Héracliot, i I - l'aléo-
logaa; avec U-> Maures, laa roia iTEaaagaa, Alfonse de Sévila, Itamire, Alfonse le Chaste, SancJie da CaatîlM, Ferdinand, surnommé le saint; Pierre, rm de Léon, Alfonse de Gaslille, roi très-prudent ; au Tartares, Rodolphe de llapshourg. Voyez Jea.i di Câiraactaa, lib. III, cap. i, De jure belli Romani pontificis. Le pa|»e Jal >er\it des
Turo. ùk>.;
1 Ce jour-là, c'cst-à-dirc le jour du sabbat. P, P. K.
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de prendre leur défense ou d'associer ses armes aux leurs. A cela se rapporte cette parole du prophète à Josaphat (*) sur le roi d'Israël : « Irez -vous au secours d'un méchant, et aimerez-vous ceux qui onthaï Dieuf*). Mais pour cela même la colère de Dieu s'est allumée contre vous » (II Paralip., xix, 2). Le prophète Miellée avait prédit déjà auparavant l'issue malheureuse de la guerre. Et cette parole d'un autre prophète à Amasias : « Que l'année des Israélites ne marche pas avec vous ; car Dieu n'assiste pas les Israélites : aucun, dis-je, des Éphraïmites » (II Paralip., xxv, 7). Or, ce qui prouve invinciblement que cela ne vient pas de la nature de l'alliance, mais seulement de quelque qualité particulière de la personne, c'est que Josaphat lut sévèrement blâmé, et même avec des menaces terribles, pour avoir l'ait un traité de commerce avec Ochosias, roi des Israélites, semblable à celui que David et Salomon avaient conclu avec lliram, et à cause duquel nous avons dit (pie non-seuleincnt ils n'avaient pas été repris, mais que même ils avaient été loués (II Paralip., xx, 37). Car ce qui est ajouté qu'Ochosias avait agi avec impiété (II Paralip., xxii, 3, -il), doit se rapporter à toute sa vie qui avait irrité Dieu contre lui, et l'avait rendu contraire à toutes ses entreprises. C'est ainsi que cette histoire est expliquée dans le livre qui porte le nom de Conslitulions de Clément (VI, cap. XVHl).
8. Il huit remarquer encore que la condition de ceux de la race de Jacob, qui avaient abandonné Dieu après l'avoir bien connu, avait été pire que celle des peuples étrangers; car le reste de la nation prenait les armes
(*) Joscphc dit « qu'il le censurait de s'être allié avec Achab, homme impie et scélérat. » G.
(**) Gratien écrivit à Valent, son oncle, qui lui demandait du secours contre les Scythes . « Qu'il ne lui est pas permis d'unir ses armes par une alliance, avec celui qui est l'ennemi de Dieu. » Zonaras. GnoTits.
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des peuples tels qu'étaient l< - qu'où ne peol
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personne de David 11 Sam., un . le (ail d'avoir moi » - trésors, dans celli d'Ézâ liiai II \u.>... w, ainsi qu'ailleurs la confiance placée dans l'Égypl blâmée ÊsaIb, \\\i, 1), tandis qu'il l'ut perra tlo-
îiuni de s'allier par mai avec l'Égyptien l Hi
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10. A cela il Tant aussi ajouter «pic les Hélireux, l'étal de l'ancienne loi, avaient eu des prom I *-
melles de victoire s'ils observaient la loi, donnait moins à recourir aux secours humains Du. son., .wviii, 7 . Il y a de même, i la vérité, dans 5alomon de nombreuses sentences sur . «roTévil
la compagnie des impies [Paov., i. 15; \m. S . un, S xxiv, l . Mais ce sont des conseils de prudence, non
(•) Ajoutez un ntm fk <lan> Jo>i t, caj». UN.
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