LIVRE 11, CHAriTIlE XV
tait qui l'accompagne, le silence ne fournit pas un indice assez probable de la volonté : comme cela peut être compris par ce que nous avons avons dit plus haut sur l'abandon de la propriété '. Mais si quelques actes viennent s'y joindre, qui ne puissent être vraisemblablement rapportés à une autre cause, alors on y voit avec raison une ratification. Gicéron fait la remarque dans son discours pour Balbus, que c'est ainsi que fut approuvé le traité. conclu avec les habitants de Gadès.
3. Les Romains alléguaient le silence contre les Carthaginois, à propos de l'accord fait avec Asdrubal. Mais comme cet accord était conçu en termes négatifs, portant que les Carthaginois ne traverseraient pas le lleuve de l'Èbre (Polybè et Tite-Live, dict. /oc), le silence seul ne pouvait guère suffire pour en induire la ratification du fait d'autrui, puisqu'il ne s'en était suivi aucun acte qui fût propre. Il aurait fallu qu'un Carthaginois voulant quelque jour traverser l'Èbre, en eût été empêché par les Romains, et que les Carthaginois eussent obéi à leur injonction; car un tel acte a la force d'un acte positif, et ne reste pas dans des limites purement négatives. Que si l'accord de Lutatius avait eu plusieurs chefs, et s'il avait paru que les autres chefs s'écartant du droit commun eussent toujours été observés par les Romains, c'eut été une présomption suffisamment forte de la ratilication de l'accord.
4. Il restait à dire ici quelque chose sur les conventions que les généraux et les soldats font, non pas en matière d'objets se rapportant à la souveraineté, mais relativement à leurs aiïaires particulières, ou aux choses dont on leur a donné permission 2 ; mais le lieu de trai-
lalions arrêtées. {Le Droit internat, publ. de l'Eur., g 87, édit. 18Gb, p. 176.) P. P. F.
1 Livre II, chip. îv, g m. P. P. F.
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doivent être regardées comme personnelles , quelles doivent i comme réelles. — XVII Qu'un traité conclu a\ec un roi s'elcnd a.
car, dit-il, cet conventions f.utes sur les .liï.iircs partie* généraux
ou des soldats, font par II il « s conventions parti* cl non pas de*
conventions publiques Mus notre auteur ijr des conventions
publiques, parti qu'encore qu'elles ne regardent souvent que les ial ptl ticuliers des généraux, des oflieicrs ou des soldats, ils les font néanmoins comme personnes publiqu &, asion de - .; e*t une aiïairc publique. Ont re qu'il nail de là diverses questions qui onldu rapport avec les conventions publiqu -, \ miaulement telles de leur nature. (IURann\c.)