LIVRE II, CU A PITRE XVI
chassé du royaume. - XVIII. Non à l'usurpateur de la couronne. - XIX. — A qui est du ce qui a été promis au premier qui aura effectué une chose, si plusieurs l'effectuent en même temps.— XX. Une coujcclurc qui se présente d'elle-même, ou bien étend la lignification des termes, et quand cela arrive-t-il ? - XXI. Il y est question du ma..tlat qu'on peut remplir par équivalent. — XXII. Ou bien restreint la signification, et cela arrive par un défaut originaire de volonté, lequel s'infère de l'absurdité qui en résulterait; — XXIII. Ou de ce que l'unique raison qu'on avait vient à cesser; -XXIV. Ou du défaut de la matière.— XXV. Observation sur les conjectures dont il vient d'être parlé. — XXVI. Cela provient aussi de l'incompatibilité û'un cas sur- ^ venu depuis, avec la volonté : ce qui s'entend de ce qui est illicite. — XXVII. D'un préjudice trop grave, eu égard à l'acte. — XXVIII. D'autres indices, comme lorsque les parties d'un écrit se contredisent! XXIX. Quelles règles faut-il observer alors? — XXX. Que dans le doute l'écriture n'est pas requise pour la validité d'un contrat. - XXXI. Que les contrats des rois ne s'interprètent point par le droit romain. - XXXII. On explique par une distinction si on doit avoir plus d'égard aux paroles de celui qui accepte, qu'à celles de celui qui offre une condition.
I. — 1. Si nous considérons celui-là seul qui a promis, il est obligé d'accomplir de lui-même ce à quoi il a voulu être obligé. « En matière de promesse, dit Cieé- 1*011, il faut avoir égard à ce que vous avez pensé, non à ce que vous avez du » [De offic., lib. I). Mais parce que les actes internes ne se font pas connaître par eux-mêmes, et qu'il faut établir quelque chose de certain, pour que l'obligation ne soit pas nulle, comme elle le serait si chacun pouvait s'en libérer en feignant d'avoir eu eu vue le sens qu'il voudrait, la raison naturelle exige que celui à qui l'on a promis quelque chose, ait le droit de contraindre le promettant d'accomplir ce qu'une droite interprétation suggère ». Car s'il en était autrement, l'af-
« Pufendorf a traité celte matière, livre V, chap. xn, Droit de la nat. et des gens, où il ne fait qu'étendre, éclaircir, ou rectifier les pensées de Grotius.
Hallam fait de ce chapitre le résumé suivant : « Les promesses consistent extérieurement en paroles, et réellement dans l'intention desptr-